Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Procès en appel des assistants du RN : Marine Le Pen va jouer cartes sur table

La cour a pleinement conscience que l'issue de ce procès pourrait peser lourdement sur la carrière politique de la dirigeante du RN, notamment en vue de l'élection présidentielle de 2027. [© Tom Nicholson / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP]

Dernier jour ce 11 février du procès en appel des assistants parlementaires du Rassemblement national. Un dernier jour qui sera tout particulièrement scruté puisque ce sont les avocats de la défense de Marine le Pen qui seront à la barre.

Ce mercredi 11 février 2026 est marqué dernier jour du procès en appel des assistants parlementaires du Rassemblement national

Une audience particulièrement attendue, puisque les avocats de Marine Le Pen doivent plaider ce mercredi matin pour défendre la cheffe de file du RN devant la cour.

Les deux journées précédentes ont été consacrées aux plaidoiries des 12 autres prévenus ayant fait appel de leur condamnation en première instance. 

Parmi eux, Catherine Griset et Wallerand de Saint-Just, dont les conseils ont tous plaidé la relaxe.

La défense de Catherine Griset et de Wallerand de Saint Just

"Si Catherine Griset a fait appel, c'est parce qu’elle fait confiance à la justice." Dans un silence total, Me Solange Doumic ouvre sa plaidoirie en désignant la pile de documents qu'elle brandit comme autant de preuves du travail effectué par sa cliente, ancienne assistante de Marine Le Pen, au Parlement européen.

Puis vient le tour de Me Lacquay, avocat de l’ancien trésorier du RN, Wallerand de Saint-Just. D'un ton appuyé, il affirme qu'"il n'y a pas de système organisé, c’est la raison pour laquelle le parti n'a rien cherché à dissimuler". 

S'il reconnaît certaines erreurs, qu'il attribue au flou des règles européennes, il insiste sur l'absence d’enrichissement personnel et sur l'absence de récidive les années suivantes.

Marine Le Pen face à son avenir politique

Des arguments qui devraient être repris par la défense de Marine Le Pen ce matin, déterminée à jouer cartes sur table pour convaincre les juges d’appel. L'enjeu dépasse le cadre judiciaire. 

La cour a pleinement conscience que l'issue de ce procès pourrait peser lourdement sur la carrière politique de la dirigeante du RN, notamment en vue de l'élection présidentielle de 2027.

"En clair, l'issue s'annonce historique pour le reste de la France", conclut Me Lacquay au terme de sa plaidoirie.