Les syndicats des sapeurs-pompiers professionnels ont appelé samedi à une mobilisation nationale le 4 décembre, avec "dépose des casques devant les préfectures", pour l'augmentation des moyens humains et financiers, estimant ne pas avoir été entendus par les autorités après un été éprouvant marqué par des incendies records.
Ils seront prochainement de retour dans la rue. Déplorant un manque de moyens humains et financiers, les syndicats des sapeurs-pompiers professionnels ont appelé ce samedi à une mobilisation nationale le 4 décembre prochain.
"Puisqu'ils ne nous entendent pas nous allons devoir parler plus fort!", selon un communiqué de l'intersyndicale, qui a rencontré vendredi la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises et dénonce "un décalage toujours plus important entre les discours officiels et la réalité du terrain".
Un bras de fer entamé depuis l'été
Les pompiers professionnels déplorent "un manque chronique d'effectifs, une dégradation des conditions de travail et des risques croissants pour la santé et la sécurité des personnels", notamment après un été record de mégafeux, marqué par plus de 100.000 hectares brulés.
Le 29 septembre, quelque 8.000 d'entre eux avaient manifesté à Paris. Début octobre, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait promis, en clôture du congrès des sapeurs-pompiers, un milliard d'euros supplémentaires sur cinq ans pour la Sécurité civile.
Mais mi-octobre, les syndicats avaient annoncé reconduire jusqu'au 4 décembre leur mouvement de grève qui portait initialement sur la période du 8 septembre au 20 octobre.
"Cette mobilisation n'a pas permis d'obtenir les réponses attendues", indique le communiqué des syndicats, qui ont entamé depuis l'été un bras de fer avec le gouvernement, auquel ils demandent davantage de moyens financiers, une campagne de recrutement massif et le recentrage de leurs missions héritées d'un modèle jugé à bout de souffle.