Lors du Grand rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos, Louis Aliot est revenu sur le meurtre de Lyhanna et l'affaire du périscolaire, estimant que la justice est "questionnée". Il appelle à des sanctions plus sévères, voire des peines planchers, pour les abus sur mineurs.
Lors de l'émission Le Grand rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos, Louis Aliot, vice-président du Rassemblement national a évoqué le meurtre de Lyhanna et les premières décisions de justice dans l'affaire du périscolaire parisien, estimant que la justice était questionnée dans ce dossier.
Dans ce contexte, la sénatrice LR Agnès Evren a demandé la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire, initiative validée par le Sénat. Plusieurs responsables, dont la maire de Paris Anne Hidalgo et son ancien premier adjoint Emmanuel Grégoire, doivent être entendus.
Interrogé sur la position des sénateurs du Rassemblement national, il déclare : "J'espère qu'ils suivront en tout cas ce qui va se dire, et qu'ils proposeront un système qui permettra d'être sévère avec ces choses-là".
"Ne pas donner au juge peut-être la liberté de choisir une peine"
Il insiste ensuite : "Dans l'échelle des peines, peut-être que sur ces sujets-là, il faut avoir, j'allais dire, une hauteur de vue qui soit en adéquation avec la gravité des faits". Il poursuit : "Et donc ne pas mégoter, ne pas donner au juge peut-être la liberté de choisir une peine".
"On peut remettre des peines planchers avec ces choses-là. Dès que ça touche un enfant et dès que ça touche ce genre d'abus aux pédophiles, avoir des sanctions très très fortes et mettre évidemment hors d'état de nuire tous ces gens-là qui sont dans le parascolaire ou dans le périscolaire et qui sont, j'allais dire, au contact de jeunes, tout simplement", assure-t-il.
Il témoigne ainsi sur sa vision de maire : "Il y a des faits précis, moi, dans ma ville, où les gens sont arrêtés et ils sont remis en liberté contre l'avis du parquet lui-même. Parce que dans beaucoup de faits que je vois sur le terrain, on s'aperçoit qu'il y a des décisions qui ne sont pas à la hauteur de ce que les citoyens attendent. On espère que la justice soit équitable et qu'elle soit égalitaire pour tous, ce qui à mon avis aujourd'hui dans le pays n'est pas".