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Affaire Lyhanna : avec plus de 150.000 signatures, une pétition contre la confusion des peines lancée par Karine Jambu remporte un succès

Une pétition contre la confusion des peines a été lancée par Karine Jambu, ancienne victime d'un pédocriminel. [Quentin Top / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Dans le sillage de l'affaire Lyhanna, la lutte contre les violences pédocriminelles s'accélère. Karine Jambu, victime de viol à l'âge de cinq ans, et sa mère Laurence seront auditionnées ce mardi à l’Assemblée nationale. Portées par une pétition de plus de 150.000 signatures, elles réclament la fin du mécanisme de "confusion des peines" pour les agresseurs d'enfants.

Depuis la mort de la jeune Lyhanna, la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants semble être devenue une priorité. Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a ainsi demandé le réexamen intégral de 70.000 plaintes d'ici le 14 juillet.

Cette priorisation s'incarne également dans les discours politiques et à travers le soutien apporté à des initiatives citoyennes, comme la pétition de Karine Jambu. Victime de viol à l'âge de cinq ans, cette dernière a vu son agresseur, pourtant condamné à 30 ans de réclusion, libéré au bout de seulement huit ans. 

Le condamné a en effet bénéficié d'une confusion des peines, une procédure qui permet de plafonner la durée d'incarcération d'un détenu lorsque celui-ci est condamné dans plusieurs affaires pour des faits de même nature. Afin de priver les pédocriminels de ce dispositif, Karine Jambu et sa mère adoptive, Laurence, ont lancé une pétition.

Une audition à l'Assemblée nationale 

Depuis le décès de Lyhanna, la pétition de Karine Jambu a franchi la barre des 150.000 signatures. Laurence et Karine regardent le compteur grimper, avec l'espoir qu'une proposition de loi (PPL) aille enfin dans leur sens. "C'est une lueur d'espoir pour obtenir une loi qui mette fin à la confusion des peines, explique Karine Jambu au micro d'Europe 1. Cela bénéficiera à des centaines de victimes, comme celles de l'affaire Le Scornec, également concernée par ce mécanisme. Dans cette PPL, j'aimerais aussi que tous les jugements en cours soient suspendus".

Les deux femmes seront auditionnées ce mardi 16 juin par des parlementaires souhaitant légiférer sur les violences sexistes et sexuelles. C'est avec fierté qu'elles porteront leur pétition jusqu'aux bancs de l'Assemblée nationale.