Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Pas-de-Calais : enquête antiterroriste après la découverte d'une arme et un drapeau de l'EI près d'une prison

(Illustration). [STEPHANE DE SAKUTIN AFP]

Une arme chargée et un drapeau de l'organisation djihadiste Etat islamique ont été découverts dans un véhicule garé à proximité de la prison de Longuenesse dans le Pas-de-Calais. Deux hommes ont été placés en garde à vue, indique le parquet national antiterroriste (Pnat).

Deux hommes ont été placés en garde à vue après la découverte mardi dans leur véhicule garé près de la prison de Longuenesse dans le Pas-de-Calais d'une arme chargée et d'un drapeau de l'organisation djihadiste Etat islamique, a indiqué mercredi le parquet national antiterroriste (Pnat).

du "matériel permettant la fabrication d'un explosif" retrouvé dans le véhicule

Ce dernier a précisé avoir ouvert "une enquête de flagrance des chefs d'association de malfaiteurs terroriste criminelle et détention d'arme de catégorie B en relation avec une entreprise terroriste".

Les investigations ont été confiées à la sous-direction antiterroriste, "SDAT service coordonnateur, à la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure NDLR) et à la direction zonale de la police nationale Nord", a précisé le Pnat à l'AFP.

Outre le drapeau de l'EI et une "arme de poing chargée", "une bouteille d'acide chlorhydrique" a également été retrouvée dans le véhicule de ces deux hommes, selon la même source. Selon la CGT du centre pénitentiaire, du "matériel permettant la fabrication d'un explosif" a été retrouvé dans le véhicule.

"Une attaque ciblée"

La police l'a découvert après s'être déployée aux abords du centre pénitentiaire vers 2 heures dans la nuit de lundi à mardi en raison d'un "signalement drone", a précisé la CGT dans un communiqué, dénonçant "une attaque ciblée" et des "éléments d'une gravité extrême".

Une fouille de la prison a été menée mardi dans la journée, qui s'est déroulée "sous tension", ajoute le syndicat. Il dénonce une "augmentation des risques extrêmes dans nos établissements", ainsi qu'un "manque criant de sécurité" et d'effectifs.