Après les interpellations de 42 personnes ce lundi 9 et mardi 10 mars, dans le cadre de l'opération "Octopus", 26 personnes ont été mises en examen, dont 15 placées en détention provisoire. Maître Kamel Aissaoui a été écroué dans l’affaire de la DZ mafia.
L'opération "inédite" contre la DZ Mafia menée en début de semaine par quelque 900 gendarmes s'est soldée par 26 mises en examen dont 15 parmi elles ont été placées en détention provisoire, a annoncé samedi le procureur de Marseille.
Parmi les chefs de mise en examen, le procureur Nicolas Bessone a évoqué ceux de "groupement criminel", "blanchiment aggravé" et "participation à une organisation criminelle". Certains ont reconnu les faits, d'autres ont nié.
Trois chefs du clan, deux rappeurs, un avocat
Pendant la conférence de presse, le magistrat est revenu sur la moyenne d'âge des suspects déférés, 28 ans, une information loin d'être anecdotique. "Ce n'est pas nos jeunes adolescents ou nos jeunes adultes qui sont utilisés par le réseau comme de la chair à canon. Ce sont des personnes qui ont un âge plus avancé. On arrive au cœur de la structure de la DZ Mafia", a-t-il affirmé.
Parmi ces poids lourds, trois chefs présumés du clan : Amine O., Gabrielle O. et Madi Z., déjà en détention. Deux rappeurs également, mais aussi un avocat, Maître Kamel Aissaoui, soupçonné de corruption.
Autre fait notable soulevé par le procureur, c'est le nombre de femmes, neuf, parmi les prévenus, témoignant d'une "véritable féminisation du narcobanditisme" .
Cinq personnes étaient déjà détenues dont quatre le sont dans les prisons de haute sécurité et 20 sont originaires de Marseille confirmant que ce groupe criminel est bien "une organisation marseillaise", a détaillé Nicolas Bessone.