À Paris, cinq trafiquants de drogue ont été remis en liberté ce mardi après une erreur de procédure. Interpellés dans le cadre d'une enquête sur un point de deal, ils devaient être jugés, mais la défense a obtenu l'annulation de la procédure.
Ce mardi, cinq dealers ont été interpellés, puis relâchés au moment du procès. Ces trafiquants opéraient dans la capitale et ont été libérés après une audience devant le tribunal correctionnel de Paris. Une libération sans même avoir été jugés, et cela en raison d’un vice de procédure relevé par la défense.
Un manque d'effectifs chez la police
Tout débute en janvier dernier. Les policiers du XXe arrondissement de Paris ont découvert un point de deal. Après des mois d’enquête, cinq trafiquants de drogue présumés ont été interpellés : trois hommes et deux femmes, âgés de 23 à 67 ans.
Plus de 4 kilos de cannabis et 150 g de cocaïne ont été retrouvés, ainsi que 5.600 euros en espèces. Mais durant leurs gardes à vue, les enquêteurs se sont trompés de régime.
"Au lieu de mettre dans le cadre d’une enquête préliminaire en tête de PV, les collègues ont mis en flagrant délit. C’est un incident qui peut arriver parce qu’on est tout simplement débordé. On a un manque d’effectifs, ce qui entraîne ce type d’erreur", a expliqué Reda Belhaj, porte-parole du syndicat de police Unité Île-de-France, au micro d'Europe 1.
Une erreur que n’ont pas manqué de relever les avocats des trafiquants de drogue lors du procès. Pour Georges Fenech, ancien magistrat, certaines procédures judiciaires devraient être simplifiées pour faciliter le travail des policiers.
"Malheureusement, on a une procédure qui est très complexe. On peut se demander, à propos des régimes d’enquête préliminaire et enquête de flagrance, pourquoi il y a deux régimes différents. Pourquoi on n’unifierait pas tous ces régimes pour simplifier les choses ?", a-t-il estimé.
Les cinq trafiquants ont donc été remis en liberté, mais ils devraient tout de même être reconvoqués par la justice dans les prochains jours pour un nouveau procès.