Une vaste opération menée en France et en Italie a permis le démantèlement d’un réseau international de narcotrafic et de blanchiment. Après trois ans d’enquête, sept personnes ont été interpellées et plus de 30 millions d’euros d’avoirs saisis.
Coup de filet d’ampleur cette semaine entre la France, la Suisse et l’Italie. La section de recherche de la gendarmerie et le parquet de Marseille ont annoncé le démantèlement d’un réseau international de narcotrafic et de blanchiment. Quatre personnes ont été interpellées en France et trois en Italie.
Le montant des saisies est spectaculaire : plus de 30 millions d’euros en voitures de luxe, des biens immobiliers situés en France, en Suisse et en Italie, ainsi que d’importantes sommes en liquide et en crypto-monnaies.
La drogue était dissimulée dans des voitures de sport
L’enquête, longue de trois ans, a débuté par un signalement financier venu de l’équivalent suisse de Tracfin. Des flux suspects ont été détectés, en lien avec les mafias italiennes, la Camorra et la ’Ndrangheta.
Une coopération européenne a alors été engagée avec des gendarmes, le parquet de Marseille, Europol et des magistrats antimafia napolitains. Les investigations ont permis de remonter jusqu’à un trafic de cocaïne depuis l’Amérique du Sud via la Belgique.
La drogue était dissimulée dans des voitures de sport équipées de caches spécialement aménagées. L’argent transitait ensuite par de nombreuses sociétés écrans. Parmi les sept personnes interpellées figurent le chef présumé du réseau, un ressortissant italien, ainsi que le père de sa compagne, un Monténégrin déjà connu pour trafic de drogue.