Ce dimanche, la préfecture de police a annoncé que 855 personnes avaient été interpellées samedi 17 octobre à Paris lors de la grande journée de mobilisation. "Un chiffre record", selon la préfecture, alors qu'entre 550.000 et 800.000 manifestants étaient présents dans toute la France, dont au moins 110.000 dans la capitale.
Les forces de l'ordre ont interpellé "855" personnes samedi à Paris, un "chiffre record", a annoncé dimanche la préfecture de police (PP) dans un bilan à 08H00.
Dans la capitale, 13 policiers et gendarmes ont été blessés ainsi que deux sapeurs-pompiers, a ajouté la PP, qui a fait état de "groupes violents, caractérisés par leur volume inhabituel (500 à plus de 1.000)". Le bilan des dégradations et pillages de commerces est en cours mais "l'ampleur des dégâts constatée est significative".
Les émeutiers "doivent répondre de leurs actes"
Si la déambulation du cortège principal de 110.000 personnes s'est déroulée "sans incident majeur", la PP a mis en cause "des groupes violents, notamment d'ultragauche, qui ont multiplié les tentatives de blocages, les cortèges sauvages dans le centre de Paris et des pillages".
Une personne, qui manifestait, est décédée à la suite d'un malaise, sans lien avec les violences ou une quelconque action des forces de l'ordre, a-t-on assuré à la PP. La préfecture a fait valoir qu'en fin d'après-midi, il y avait eu une "arrivée massive d'individus dont l'objectif était exclusivement de commettre des vols et des pillages, profitant des désordres pour agir".
"L'exploitation des images de vidéoprotection notamment doit permettre d'identifier et de confondre d'autres auteurs dans les prochains jours", indique-t-on de même source. À l'instar du Premier ministre Sébastien Lecornu et du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, la préfecture de police a estimé que "les auteurs de violences, pillages et de dégradations doivent répondre de leurs actes".
Aux yeux de la PP, "la responsabilité doit être à la fois pénale et civile: ceux qui détruisent, pillent ou agressent doivent être identifiés, poursuivis et tenus de réparer les préjudices qu'ils ont causés".
500 personnes en garde à vue
Plus de 500 personnes (517) sont en garde à vue dimanche après les violences et pillages commises samedi à Paris, plus précisément 346 personnes majeures et 171 mineurs, a indiqué le parquet de la capitale dans un bilan "pas encore consolidé".
"Les interpellations ont duré toute la nuit, et jusqu'aux alentours de 06H00 du matin", a précisé le ministère public, avec des arrestations majoritairement pour recel de vol, groupement en vue de commettre de violences ou encore dégradations.