Après le "carnage" du 17 octobre, Laurent Obertone appelle Laurent Nuñez à démissionner. L'essayiste prédit également au micro d'Europe 1 que la situation ne va faire qu'empirer si rien n'est fait.
Des scènes de chaos, "un carnage", estime même Laurent Obertone. La journée de mobilisation du 17 octobre a été marquée par une violence rarement atteinte, et par une débâcle sécuritaire.
Face à cet échec, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, doit-il démissionner ? "Ce serait vraiment le minimum", juge l'auteur de La France Demolition Man dans Europe 1 Matin. "Laurent Nunez est pour moi à la sécurité, ce que Bruno Le Maire était à l'économie. Il va condamner avec fermeté, il va se rendre sur place, mais ça ce n'est plus ce qu'on demande. C'est vraiment une allégorie de ce sentiment de grande dépossession qu'on connaît tous."
Une "bataille de communication" face à une "ultra-violence"
"Une bataille de communication est menée alors qu'on est quand même pas loin d'une guérilla, d'une guerre civile", pointe encore Laurent Obertone. "Donc s'il n'y a pas une réponse réelle, physique, concrète face à la rue, tout va s'effondrer."
Une réponse qui passe non seulement par le fait de donner concrètement aux policiers les moyens de lutter contre cette "ultra-violence nouvelle", mais aussi par une fermeté de la justice.
"Si on veut briser cet élan de casse et d'émeute, il faut que le code pénal, que la loi soit appliquée. On ne demande pas la lune, mais on nous a habitués à reculer, l'État s'est habitué à plier le genou et à espérer que la situation ne s'aggrave pas, mais elle va évidemment s'aggraver et ce sera de pire en pire."