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Actuellement à l'antenne

Lyon, Avignon... Après la dissolution de La Jeune Garde, plusieurs de ses membres auraient continué leur activité militante

Pour reconstitution de groupe dissous, les militants encourent trois ans de prison et 45.000 euros d’amende. [Matthieu Delaty / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Alors que le parquet de Paris a ouvert une enquête ce mercredi sur la reconstitution de La Jeune Garde, certains membres du groupuscule d'ultra-gauche auraient continué leur activité militante dans plusieurs villes de France, malgré sa dissolution.

Depuis sa dissolution en juin 2025, La Jeune Garde, groupuscule violent d’extrême gauche, a-t-il été reconstitué ? C’est en tout cas ce que soupçonnent les autorités. Saisi par l’exécutif, le parquet de Paris a ouvert une enquête, a-t-on appris ce mercredi 25 février, près de deux semaines après l’agression mortelle de Quentin à Lyon.

Plusieurs suspects mis en examen pour homicide sont des anciens membres de cette organisation fondée par le député triple fiché S Raphaël Arnault. Les membres de La Jeune Garde auraient continué leur activité militante dans plusieurs villes de France.

Robin C., l'un des cadres de "No pasarán"

Au moins cinq villes sont concernées, là où les antennes locales de La Jeune Garde étaient implantées, à savoir Rennes, Paris, Strasbourg, Lyon, mais surtout à Avignon. Plusieurs anciens membres de La Jeune Garde continuaient de se fréquenter à la cité des papes avant le meurtre de Quentin.

Certains ont notamment rejoint les rangs du groupuscule "No pasarán", une organisation antifa, propalestinienne et anti-police. Selon les informations d’Europe 1, Robin C., fiché S, est récemment devenu l’un des cadres. Il avait été interpellé après le meurtre de Quentin pour recel de malfaiteurs.

Trois ans de prison et 45.000 euros d'amende

Robin C. aurait donc rejoint ce groupuscule après la dissolution de La Jeune Garde. Les membres de cette organisation souhaitent d’ailleurs ouvrir un bar en guise de QG à deux pas de la permanence de Raphaël Arnault à Avignon.

Deux autres groupuscules sont aussi scrutés de près par les autorités : "Éteignons la flamme" et "Unité Rouge". Ce dernier possède un logo similaire à celui de La Jeune Garde, trois flèches blanches pointant vers le bas, sur un fond bordeaux.

Pour reconstitution de groupe dissous, les militants encourent trois ans de prison et 45.000 euros d’amende.