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Le préfet des Bouches-du-Rhône condamne les propos de Sébastien Delogu, accusant l'Etat d'avoir commandé des kilos de cocaïne

Sébastien Delogu a affirmé dans un discours que des kilos de cocaïne ont été commandés par l’État. [Miguel MEDINA / AFP]

À Villeneuve-d’Ascq, dans le Nord, le député LFI Sébastien Delogu a affirmé lors d'un meeting que "des kilos de cocaïnes ont été commandés par l'Etat" et que "l'argent était caché dans les commissariats". Des propos vivement condamnés par le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, ainsi que le ministre de l'Intérieur. 

De graves accusations. Le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, a publiquement condamné les récents propos du député de La France insoumise (LFI) Sébastien Delogu, également candidat aux élections municipales à Marseille, suscitant une vive polémique politique.

Des accusations contre l’État et la police

Lors d’un meeting politique à Villeneuve-d’Ascq, dans le Nord, samedi 17 janvier, Sébastien Delogu a affirmé dans son discours qu’"il y a des kilos de cocaïne qui ont été commandés par l’État, qui avaient disparu, et que l’argent était caché dans les commissariats".

Cette déclaration faisait référence à l’affaire de l’opération Trident menée par l’Office anti-stupéfiants (Ofast) à Marseille, au cours de laquelle près de 400 kg de cocaïne s’étaient volatilisés et ont alimenté un scandale judiciaire autour de l’institution.

Pour le préfet, ces propos sont inacceptables. Dans un communiqué diffusé dimanche 18 janvier, Jacques Witkowski "condamne vivement les propos tenus hier (samedi) soir par le député à l’encontre de l’État et des commissariats de police". Il a rappelé que l’État, la police et la gendarmerie nationales luttent quotidiennement contre le trafic de stupéfiants, soulignant leur engagement et leur rôle républicain.

Soutien gouvernemental

La réaction du préfet a été immédiatement relayée par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui a également apporté son soutien aux forces de l’ordre "qui luttent sans relâche contre le narcotrafic". "Rien ne les intimidera", a-t-il assuré.

De son côté, Matthieu Valet, député européen du Rassemblement national, dénonce des "accusations très graves de Sébastien Delogu contre tous les policiers de Marseille". "On touche le fond. Ces gens sont dangereux, vous ne pouvez pas dire que vous ne saviez pas", alerte-t-il sur ses réseaux sociaux.

Cette polémique s’ajoute à une série de réactions et de procédures judiciaires déjà engagées autour des prises de parole de Sébastien Delogu, notamment après d’autres déclarations très médiatisées sur les forces de l’ordre. En décembre, le député LFI avait déclaré que "la police tue". Des propos qui ont entraîné l’ouverture d’une enquête judiciaire.