Un an et demi après la mort d'Élias, ce jeune adolescent de 14 ans tué à la machette à la sortie de son entraînement de foot, l'institution judiciaire n'a toujours pas rencontré ses parents, malgré leur demande. Invitée de La Grande interview Europe 1-Cnews, Stéphanie Bonhomme, la mère d'Élias, appelle "à sa démission".
C'est un drame qui a secoué la France. En janvier 2025, Élias, un adolescent de 14 ans, était tué à coups de machette par deux mineurs de 16 et 17 ans qui comptaient voler son téléphone portable. Quelques mois plus tard, un rapport de l'Inspection générale de la Justice mettant en évidence de nombreuses défaillances dans le suivi judiciaire des suspects, à l'image des événements qui ont conduit à la mort de la petite Lyhanna, le mois dernier.
Invitée de La Grande interview Europe 1-Cnews, Stéphanie Bonhomme, la mère d'Élias, a dénoncé la "condescendance" de Jacques Boulard, premier président de la cour d'appel de Paris, lors de leur rencontre le 19 décembre dernier.
"Nous demandons sa démission"
"Au bout de deux heures et demie de discussion assez stérile, je regarde Jacques Boulard et je lui tends la main. Je lui dit : 'C'est la main d'Elias que nous vous tendons, à vous, les magistrats du siège, la défiance envers la magistrature est complète. Ce que je vous propose, humblement, c'est de prendre la main d'Elias et que cette rencontre avec les juges des enfants ait lieu. Et à ce moment-là, il lève les yeux au ciel et répète pour la 10e fois : 'nos règles nous contraignent'", a-t-elle raconté.
Stéphanie Bonhomme, qui souhaitant qu'Elias "devrait être un trait d'union entre notre famille, les victimes, le peuple français et l'institution judiciaire", a ainsi soutenu que Jacques Boulard "est un haut magistrat, mais c'est un petit homme".
"Face au manque d'humanité, au manque de respect, au manque de dignité de Jacques Boulard, face à cette incapacité à saisir la main d'Élias, nous, sa famille, demandons sa démission", a-t-elle conclu.