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INFO EUROPE 1 – Mort du gendarme Eric Comyn : le conducteur renvoyé devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes pour meurtre

Près d’un an et demi après la mort du gendarme Eric Comyn lors d’un contrôle routier dans les Alpes-Maritimes, le chauffard, un Cap-verdien multirécidiviste, est renvoyé devant la cour d’assises pour meurtre et non pour homicide routier comme le réclamait la défense. Selon les informations d’Europe 1, les juges d’instructions estiment que le conducteur a délibérément foncé sur la victime. La famille du gendarme "accueille cette décision avec satisfaction".

Le meurtrier du gendarme Eric Comyn, tué lors d’un refus d’obtempérer le 24 août 2024 sur une autoroute près de Mougins dans les Alpes-Maritimes, sera jugé pour meurtre. Dans l'ordonnance de mise en accusation qu’Europe 1 a pu consulter, les juges d’instruction estiment que le conducteur du véhicule, un Cap-verdien multirécidiviste, a délibérément foncé sur le gendarme.

Une accélération volontaire du chauffard

"Plusieurs éléments permettent de retenir que l’action du chauffard sur l’adjudant-chef Eric Comyn était volontaire", rapportent les magistrats. Sous l’emprise de l’alcool au moment des faits, le mis en cause a, selon les juges en charge de l’instruction, accéléré délibérément au moment du contrôle. 

Les magistrats écartent aussi la thèse de la mauvaise visibilité sur la route puisque même si le soleil était couché depuis quelques minutes, l'éclairage public fonctionnait parfaitement. Et puis il y a les aveux. Lors des auditions menées après le meurtre, la compagne et la sœur du conducteur ont reconnu avoir été averties des faits par le mis en cause. Il était donc conscient de ce qu'il a fait, même s'il était alcoolisé.

La défense réclamait de son côté un renvoi pour homicide routier, ce qui n’a donc pas été retenu.

Pour la famille du gendarme, ce renvoi devant une cour d’assises marque une première victoire dans cette affaire. "Le signal envoyé par la justice est très clair : percuter de plein fouet et à vive allure un représentant de la force publique à l’occasion d’un refus d’obtempérer est un des actes criminels les plus graves de notre État de droit et doit être jugé comme tel", a indiqué Me Pauline Ragot, avocate de la famille d’Eric Comyn. 

La veuve du gendarme accueille, de son côté, "cette décision avec satisfaction et se prépare au procès d’assises".