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«Ils règnent par la menace et la terreur» : le plateau de Millevaches, terrain d'entraînement de l'ultra-gauche

Ce plateau reculé, mêlant forêts et prairies, a été investi il y a quelques années par des anarchistes autonomes. [Philippe Roy / Philippe Roy / Aurimages / Aurimages via AFP]

Ce mardi, un homme de 34 ans a été interpellé après l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges. Le suspect, fiché S et connu pour des violences sur les forces de l'ordre, aurait des liens avec des activistes du plateau de Millevaches, terrain d'entraînement de l'ultra-gauche.

L'enquête sur l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges avance. Un homme de 34 ans a été interpellé ce mardi 20 octobre 2026 dans la matinée à Val d'Issoire (Haute-Vienne). Le suspect est fiché S pour son appartenance à la mouvance ultra-gauche, connu notamment pour des violences sur les forces de l'ordre. 

Selon les informations d'Europe 1, l'homme aurait des accointances avec des activistes évoluant sur le plateau de Millevaches, entre la Haute-Vienne et la Creuse : un bastion de la mouvance anarchiste, dont les membres sont soupçonnés d'être à l'origine d'actes de sabotage en tout genre.

"Ça fait 15 ans que l'ultra-gauche a colonisé ce plateau"

Situé à quelques kilomètres de Tarnac, ce plateau reculé, mêlant forêts et prairies, a été investi il y a quelques années par des anarchistes autonomes vivant dans une société parallèle.

"Ça fait 15 ans que l'ultra-gauche a colonisé ce plateau. Quand le projet de Notre-Dame-des-Landes a été définitivement abandonné, ils se sont enkysté sur ce territoire. Ils construisent des yourtes dans les bois", explique Jean-Baptiste Moreau, agriculteur et ancien député de la Creuse. 

Une centaine d'activistes de la mouvance d'ultra-gauche, habitués des zones à défendre (ZAD), y vivraient et sèmeraient la terreur. Jean-Baptiste Moreau se souvient d'un épisode au début de l'année en 2019.

"J'ai été alerté par les renseignements territoriaux et par les forces de gendarmerie me disant qu'il ne fallait pas faire mes vœux, qu'il fallait les annuler ou les déplacer : «Ils ont prévu de descendre à 300 et veulent mettre une pagaille pas possible. On ne sera pas capable de vous protéger.»", raconte-t-il au micro d'Europe 1.

Et d'ajouter : "Ils règnent par la menace et la terreur. Le monument aux morts de Gentioux-Pigerolles, qui dit «maudite soit la guerre», avait été décoré du drapeau de la Palestine."

Ces anarchistes autonomes sont soupçonnés de plusieurs sabotages dans la région. Sur des lignes SNCF, ils sont aussi suspectés de s'entraîner discrètement à la guérilla urbaine. Ainsi, ces individus sont préparés pour mener des actions violentes, comme samedi dernier à Limoges.