Depuis la mobilisation du 17 octobre, les forces de l’ordre redoutent de nouvelles violences et des pillages sporadiques, alors que de nouveaux appels à manifester sont lancés. Un casse-tête pour l’Unité de coordination des forces mobiles (UCoFM).
La mobilisation sociale se poursuit. De nouveaux appels à manifester sont lancés pour samedi 31 octobre, avant la rentrée des vacances de la Toussaint et la grève générale du 5 novembre. Les autorités craignent que le mouvement s'installe durablement.
L'agenda social d'ici à la présidentielle pourrait mettre les ressources des forces de l'ordre à rude épreuve car, la place Beauvau ne pourra pas déployer, comme le week-end du 24 octobre, 70.000 policiers et gendarmes.
Des effectifs restreints
L'unité de coordination des forces, située Place Beauvau, est chargée de répartir les CRS et les gendarmes mobiles dans les départements, en fonction des besoins des préfets. La France dispose d'environ 26.000 personnels spécialisés dans le maintien de l'ordre. Sauf que certaines unités sont déjà réservées comme la CRS1, attribuée à la protection du chef de l'Etat.
Cinq autres, comme la CRS 8 sont dédiées exclusivement aux violences urbaines. Enfin plusieurs escadrons se trouvent loin de la métropole, engagés en outre-mer. Cela représente un volume d'une vingtaine d'escadrons, soit environ 1.500 hommes. Les forces disponibles sont donc réduites même si ces dernières années, le contingent a été renforcé.
Mais c'est sans compter les blessés, près d'un millier depuis le début du mouvement lycéen, les congés des fonctionnaires et leurs jours obligatoires de formation. Les ressources humaines peuvent toujours rappeler des troupes à la dernière minute.
Ce qui est accepté dans les rangs de façon occasionnelle, mais qui risque de crisper si l'occasionnel se transforme en habituel jusqu'à la présidentielle. Déjà, la semaine dernière, plusieurs commandants de CRS ont, selon les informations d'Europe 1, subi des débrayages d'une partie de leurs effectifs. Qui se sont retrouvés au même moment en arrêt maladie après avoir consulté le même médecin.