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Actuellement à l'antenne

En directManifestations du 24 octobre : Laurent Nuñez annonce «près de 1.000 interpellations» sur tout le territoire, les cortèges dispersés

Gilets jaunes, syndicats, lycéens et étudiants ont défilé ce samedi lors d'une nouvelle journée de mobilisation dans un contexte de très forte tension, après l'interdiction de nombreux cortèges, et sous très haute sécurité. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé "près de 1.000 interpellations", ajoutant que "les cortèges se sont bien passés".
Une personne blessée à la main à Clermont-Ferrand

Une personne a été blessée à la main samedi en marge d'une manifestation à Clermont-Ferrand, qui ne présente "ni arrachement ni perte de doigt", a indiqué la préfecture du Puy-de-Dôme.

De son côté, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a fait état de "deux personnes qui ont été grièvement blessées", à Clermont-Ferrand et aussi à Toulouse.

La personne blessée a été prise en charge par les pompiers présents sur place, précise la préfecture auvergnate, selon qui "il est encore trop tôt pour déterminer les circonstances de cette blessure".

Le procureur de Clermont-Ferrand confirme de son côté la blessure "qui a nécessité une prise en charge urgente par le service de secours", mais "sans autre précision à ce stade, ni sur la gravité de la blessure ni sur les circonstances". Selon une source proche du dossier, la blessure n'a pas été causée par une grenade policière.

Plusieurs commerces pillés à Marseille

Quelques commerces ont été pillés à Marseille samedi en marge de la manifestation qui a rassemblé dans le calme 17.000 personnes selon la police, 100.000 selon la CGT, avant quelques heurts en fin de cortège avec la police, a appris l'AFP de sources concordantes.

"À la fin de la journée, plusieurs groupes d'individus tentent de se livrer à des pillages dans différents secteurs de la ville", a écrit sur X le maire divers gauche de la deuxième ville de France, Benoît Payan.

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a lui parlé lors d'un point de presse de "tentatives de pillages" à Marseille dans le 5e arrondissement, ajoutant que "tous les individus ont été interpellés". Cinq commerces auraient été visés, a appris l'AFP d'une source proche du dossier, dont une bijouterie et un supermarché, dans lequel 17 personnes ont été interpellées.

Un manifestant touché à l'œil à Poitiers

Le quotidien La Nouvelle République fait état d'un manifestant touché à l'œil gauche à Poitiers, avec à l'appui l'image d'un jeune homme se tenant le visage à cet endroit.

Selon le photographe du journal, joint par l'AFP, le jeune homme de 19 ans a été blessé vers 17h30, après une charge de CRS avec coups de bouclier, puis jets de grenades de désencerclement et de grenades lacrymogènes.

Il pourrait avoir reçu un débris dans l'œil, selon les "street medics" qui l'ont pris en charge, avant de le confier à des ambulanciers. La préfecture, jointe par l'AFP, n'avait pas d'informations à communiquer dans l'immédiat.

La manifestation à Paris "est entièrement dispersée", annonce la préfecture de police

La manifestation à Paris, qui a rassemblé 110.000 personnes samedi, "est entièrement dispersée cours de Vincennes", où des heurts avaient éclaté en fin de cortège entre des manifestants et les forces de l'ordre, a indiqué la préfecture de police.

"Un hélicoptère de la gendarmerie est engagé pour appuyer les effectifs au sol et détecter des groupes résiduels de casseurs", a ajouté la même source qui avait fait état de la présence de "plus de 500 casseurs" en fin de manifestation. Un camion à eau et des grenades lacrymogènes ont été utilisés en réponse aux jets de projectiles sur les forces de l'ordre.

"Près de 1.000 interpellations" sur tout le territoire, annonce le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez annonce "près de 1.000 interpellations" à 19h30, contre "385 à la même heure le 17 octobre". Il ajoute par la suite que ce chiffre pourrait encore augmenter et se félicite de l'intervention des forces de l'ordre.

Le ministre de l'Intérieur indique également que "les cortèges se sont bien passés". "Mais comme nous l'avions anticipé, nous avons eu plusieurs constitutions de groupes à risque, de personnes qui se sont grimées, la plupart vêtues de noir, militants de l'extrême gauche radicale, de l'ultragauche et qui ont parfois fédéré autour d'eux des éléments ultra-radicaux", a-t-il ajouté. Des heurts se sont produits dans plusieurs villes en marge des manifestations dont Paris, Marseille, Toulouse, Nice et Tours.

Environ 10.000 manifestants à Grenoble, des dégradations en marge du cortège

Environ 10.000 personnes, selon la préfecture, ont manifesté samedi après-midi à Grenoble, lors d'un rassemblement autorisé hors du centre-ville, en marge duquel des accrochages ont opposé forces de l'ordre et casseurs qui ont pris pour cible plusieurs commerces, a constaté une journaliste de l'AFP.

La préfecture de l'Isère a fait état de la présence de "400 blackblocks" et les policiers ont dû faire usage de gaz lacrymogènes et charger à plusieurs reprises pour les empêcher de pénétrer au centre-ville, où de nombreux commerces avaient été pillés et dégradés le 17 octobre.

Le long du parcours de la manifestation, en marge du cortège, plusieurs commerces ont eu leurs vitrines endommagées. Un Pizza Hut et un supermarché ont été saccagés et partiellement pillés et du mobilier urbain détruit, a constaté l'AFP.

Un arrêté préfectoral interdisait samedi "tout rassemblement, attroupement, manifestation ou cortège de personnes" dans un périmètre délimité afin de "préserver l'hyper-centre" et la partie du centre de Grenoble où ont eu lieu des violences en marge de l'appel à manifester du 17 octobre.

Toutefois deux rassemblements étaient déclarés et autorisés samedi, l'un à l'initiative de syndicats étudiants, l'autre organisé par les gilets jaunes et la CGT, qui partait de la gare de Grenoble. Selon cette dernière, la manifestation a rassemblé 23.000 participants.

La situation reste tendue à Lyon, où casseurs et forces de l'ordre se font face

La situation reste actuellement tendue à Lyon. Vers l'avenue Jean Jaurès, plusieurs groupes d'individus masqués provoquent les forces de l'ordre qui ont fait usage à plusieurs reprises de gaz lacrymogènes. 

Des barricades ont été montées, des conteneurs en verre ont été renversés puis incendiés, des barrières de chantier ont été utilisées notamment pour bloquer l'accès ou encore un local de chantier renversé pour bloquer l'avenue Jean Jaurès. Pour l'instant, aucun pillage n'est à déploré.

"Plus de 500 casseurs s'en prennent aux forces de l'ordre" en fin de cortège (préfecture de police)

Des heurts ont éclaté en fin de manifestation à Paris et "plus de 500 casseurs s'en prennent aux forces de l'ordre sur le cours de Vincennes", dans le sud-est de la capitale, où 110.000 personnes ont manifesté samedi, a indiqué la préfecture de police.

"Les forces de l'ordre manœuvrent pour interpeller les fauteurs de troubles et favoriser la dispersion", ajoute la même source. Les affrontements ont débuté vers 17h30, peu après l'arrivée du cortège porte de Vincennes. Des manifestants ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre qui ont répliqué en utilisant un camion à eau et des gaz lacrymogènes.

410.000 manifestants samedi en France, selon le ministère de l'Intérieur

Au total, 410.000 personnes ont manifesté samedi en France, dont 110.000 à Paris, lors de la journée de mobilisation sociale pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics, a annoncé le ministère de l'Intérieur à l'AFP.

La mobilisation est en léger recul par rapport à la semaine dernière où 550.000 personnes avaient battu le pavé.

Des casseurs tentent de pénétrer dans une concession automobile à Paris

Sur la fin du parcours de manifestation, Cour de Vincennes, des casseurs ont tenté de pénétrer dans une concession Audi. L’intervention rapide des forces de l’ordre a permis de les en empêcher et de sécuriser la concession, selon la préfecture de police.

"Près de 800.000 personnes mobilisées" en France, dont 250.000 à Paris, selon la CGT

"Malgré les interdictions de manifester partout en France, près de 800.000 personnes mobilisées" ont défilé ou se sont rassemblées samedi à travers le pays, dont "250.000 à Paris", a annoncé la CGT en fin d'après-midi.

Un peu plus tôt, la préfecture de police avait donné le chiffre de 110.000 manifestants pour la manifestation parisienne.

La mobilisation à Paris se termine avec des scènes de violence vers la Porte de Vincennes

La situation se tend à Paris en fin de journée, au niveau de la Porte de Vincennes, point d'arrivée de cette mobilisation. Des centaines de manifestants tentent de rejoindre la place de la Nation qui se trouve à seulement quelques centaines de mètres. L'axe est complètement verrouillé par les forces de l'ordre. 

Les CRS et gendarmes essuient des jets de projectiles, des jets de pierres et utilisent massivement du gaz lacrymogène pour tenter de disperser la foule, mais aussi des grenades de désencerclement. 

Alors que l'ordre de dispersion a été donné vers 17h30, certains manifestants tentent de contourner le dispositif de sécurité pour essayer de constituer des cortèges sauvages pour rejoindre d'autres quartiers de la capitale.

La manifestation s'est pourtant globalement déroulée dans le calme, autour des lycéens, des gilets jaunes, mais également avec de simples citoyens, comme Elisabeth enseignante de profession, venue soutenir les lycéens et manifester contre la vie chère : "Aujourd'hui quand même, le prix d'essence, les salaires qui ne remontent pas, l'inflation, le gaz, l'électricité... Je pense qu'on ne peut pas faire comme si ça n'existait pas. et il faut l'entendre cette colère-là. C'est important d'être là parce qu'il faut aussi montrer notre solidarité avec eux". 

Un manifestant grièvement blessé à la main à Toulouse

Un jeune homme de 20 ans a été grièvement blessé à la main lors de heurts avec les forces de l'ordre, à la fin de la manifestation samedi à Toulouse, a indiqué la préfecture à l'AFP.

Lors d'incidents en fin de manifestation dans le quartier des Arènes, à l'ouest du centre-ville, un manifestant blessé a été évacué par les pompiers, a constaté l'AFP.

"Dans un contexte de dispersion d'un attroupement, une personne a été prise en charge par les secours, pour une blessure grave à la main", a confirmé la préfecture de Haute-Garonne. "Les circonstances de cette blessure ne sont pas connues à ce stade. Des investigations seront menées, sous la responsabilité de l'autorité judiciaire, pour faire la lumière sur cet événement", a-t-elle précisé.

Selon un "street medic" qui a pris en charge le blessé et souhaite rester anonyme, il présentait une "blessure grave à la main droite, avec arrachage de plusieurs doigts", liée à l'explosion d'un engin à proximité.

Situation tendue à Paris, engin lanceur d'eau et gaz lacrymogène utilisés lors de la dispersion

Un engin lanceur d'eau et du gaz lacrymogène ont été utilisés après des jets de projectiles sur les forces de l'ordre lors de la dispersion du cortège à Paris, qui a réuni samedi 110.000 personnes, a indiqué la préfecture de police.

"A ce stade, il s'agit de l'unique point de tensions à Paris", a précisé la même source. Selon des journalistes de l'AFP, des manifestants ont lancé des projectiles et ont hué les forces de l'ordre qui ont répliqué avec des grenades lacrymogènes, au niveau de la porte de Vincennes, lieu de fin de la manifestation.

Info Europe 1
Le Commissariat de police de Noailles attaqué à Marseille

Le Commissariat de police de Noailles à Marseille a subi une première attaque. 

>> Plus d'informations à suivre...

Environ 10.000 personnes manifestent à Lyon malgré les interdictions

Environ 10.000 personnes au total ont défilé de façon erratique, souvent par groupes, samedi dans les rues de Lyon, malgré l'absence de manifestation autorisée et un périmètre d'interdiction de rassemblement élargi dans le centre, selon un décompte vers 16h30 de la préfecture du Rhône.

Les manifestants se sont regroupés au fil de la journée en différents points de la ville, formant des groupes et cortèges de tailles variées, qui circulaient dans l'après-midi "de manière très erratique, sans but clairement établi", selon la préfecture.

En réponse, les policiers étaient mobiles, se déplaçant rapidement dans les rues pour disperser ça et là les groupes à l'aide de gaz lacrymogènes pour éviter qu'ils ne grossissent ou se dirigent vers la Presqu'île commerçante, où des magasins ont été pillés le 17 octobre et l'office du tourisme incendié, ont constaté des journalistes de l'AFP. Des véhicules blindés de type Centaure ont été déployés.

Info Europe 1
Tentions et pillages en cours à Rennes

Un grand nombre de pillages en cours à Rennes rue d'Orléans. 

Les forces de l'ordre font usage du canon à eau Place de la République ainsi que de gaz lacrymogènes après que le cortège a été dispersé.

La police fait désormais face à des casseurs, jetant des projectiles contre ces derniers de type pavés, bouteilles ou encore de cocktails molotov. Certains sont armés de barres de fer.

Info Europe 1
Des cortèges sauvages à Strasbourg et Nancy, renfort demandé à Dijon

Plusieurs cortèges sauvages ont été recensés à Strasbourg et Nancy, selon une source policière.

A Strasbourg, des jets de projectiles sur la police ont été observés, en parallèle d'affrontements avec les forces de l'ordre. Tous les moyens utilisables ont été demandés. Concernant Nancy, le canon a eau a été utilisé, toujours selon cette même source, en plus de grenades lacrymogènes et assourdissantes. Un affrontement a également eu lieu avec un groupe d'extrême droite.

A Dijon un renfort de gendarmerie a été réclamé en zone police. Plusieurs tirs de mortiers.

110.000 manifestants présents dans le cortège parisien, selon la préfecture de police

Au total, 110.000 personnes ont manifesté samedi à Paris pour réclamer plus de pouvoir d'achat et défendre les services publics, a indiqué la préfecture de police, indiquant que "la situation demeure calme dans l'ensemble de l'agglomération".

Le cortège, parti vers 14h00 de la porte d'Italie, a "atteint la porte de Vincennes", à 17h00, a précisé la même source. "Plus de 3.000 contrôles" ont été réalisés et 65 personnes ont été interpellées, a précisé la préfecture de police. Samedi dernier, le même nombre de personnes avait manifesté dans la capitale.

Des heurts à Nantes, où des manifestants pénètrent dans le périmètre interdit

Des heurts ont éclaté samedi à Nantes entre les forces de l'ordre et des manifestants, qui ont réussi à rejoindre le centre-ville, dans le périmètre interdit par la préfecture, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le cortège, comptant plusieurs milliers de personnes, s'est élancé en début d'après-midi sur l'île de Nantes, hors de la zone interdite de manifestation. Les manifestants se sont rapidement trouvés face aux forces de l'ordre au moment de franchir la Loire, qui les séparait du centre-ville.

Barrant l'accès au pont, les forces de l'ordre ont fait usage d'un canon à eau et de gaz lacrymogènes, tandis que quelques manifestants tiraient de petits projectiles dans leur direction.

La police disperse un rassemblement d'un millier de personnes à Lyon

Un rassemblement d'environ un millier de personnes qui s'était formé sur une place dans le sud de Lyon, hors du périmètre interdit de manifestation par la préfecture, a été dispersé par les forces de l'ordre samedi en début d'après-midi, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Vers 14h15, les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser la foule rassemblée sur la place Jean-Macé, qui s'est scindée dans la confusion.

Alors que le cortège se formait, des membres du collectif interfacultés de Lyon ont déroulé une banderole. "Plus de sous, moins de coups", "on veut des masters pas des poulets", pouvait-on lire sur les pancartes.

Selon la préfecture, une demande avait été déposée pour partir de cette place, mais avec une arrivée prévue au sein du secteur interdit de rassemblement, ce qui avait amené les services de l'Etat à ne pas autoriser la manifestation. La préfecture a précisé que l'intervention des forces de l'ordre a été décidée par crainte de dégradations, en raison de la présence d'individus masqués.

Info Europe 1
À Paris, des manifestants envahissent le périphérique

A 15h20, un groupe d'une cinquantaine d'individus a tenté de pénétrer sur le périphérique parisien, a appris Europe 1.

Les effectifs ont manœuvré pour les reconduire sur l'itinéraire de la manifestation.  

Le congrès du Rassemblement national débute à Orléans

Le Rassemblement national a ouvert samedi son congrès à Orléans, où Jordan Bardella doit être réélu à la tête du parti avant le premier grand meeting de campagne de Marine Le Pen dimanche.

L'événement a débuté peu avant 15h00 au Zénith de la préfecture du Loiret, où quelques milliers de cadres et militant ont acclamé leur candidate en scandant "Marine présidente". Plus tôt dans la journée, entre 13.000 et 26.000 manifestants (selon la préfecture ou les organisateurs) ont défilé près du centre-ville contre la présence du parti d'extrême droite.

135 interpellations

Les forces de l'ordre ont procédé à 135 interpellations samedi à mi-journée en France, où 35.000 personnes ont été comptabilisées sur l'espace public, sans incident majeur à ce stade lors de la nouvelle journée de contestation sociale, a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

"Une grande partie de ces interpellations est liée aux contrôles de flux et à la découverte de matériel destiné à être utilisé comme arme par destination", a précisé le ministre. Lors de la journée de mobilisation du 17 octobre marquée par des violences et des pillages, "60.000 personnes" avaient été dénombrées sur l'espace public à mi-journée, selon Laurent Nuñez.

Les gilets jaunes confirment une nouvelle mobilisation le 31 octobre contre une "dérive autoritaire"

Les gilets jaunes ont appelé samedi à une journée de mobilisation pour "la défense des libertés publiques" le 31 octobre, avec rassemblements et sit-in devant l'Assemblée nationale et les mairies françaises pour dénoncer ce qu'ils qualifient de "dérive autoritaire" du gouvernement.

"Il y a une colère dans ce pays" qui "n'est pas entendue", selon la déclaration samedi des gilets jaunes dénonçant "le mépris, le refus d'écouter, le mensonge et la répression" du gouvernement.

"Nos libertés sont attaquées", selon les gilets jaunes, fustigeant "la dérive autoritaire" de l'exécutif qui a interdit de nombreux cortèges en France ce samedi, une semaine après les violences et pillages qui ont secoué le pays.

Info Europe 1
Deux cars du collectif Solidarités sans-papiers arrêtés

Selon les informations d'Europe 1, les deux premiers cars du collectif Solidarités sans-papiers en direction d'Orléans viennent d’être arrêtés. Ils ont été bloqués sur l’aire d’autoroute de Sarran par les services de la Police aux frontières (PAF) qui effectuent les contrôles en vue de prendre des arrêtés d’OQTF.

Toujours selon nos informations, "150 notifications de retenue administrative ont été notifiées en raison de leur refus de décliner leur identité". 

Orléans : 11.000 manifestants contre le RN selon la préfecture, 26.000 selon les organisateurs

Quelque 11.000 personnes selon la préfecture, 26.000 selon les organisateurs, participaient samedi à midi à la manifestation contre le Rassemblement national à Orléans qui accueille ce week-end un congrès du parti.

La préfecture a précisé à l'AFP que son estimation "peut encore évoluer", certaines personnes étant toujours en route pour rejoindre le cortège. Les autorités avaient indiqué vendredi attendre jusqu'à 30.000 personnes venues de toute la France. Une cinquantaine de partis politiques, syndicats et associations ont appelé à ce rassemblement contre le RN.

Prolongation à Lille du couvre-feu pour les mineurs jusqu'à lundi matin

Les couvre-feux pour les mineurs non accompagnés en vigueur depuis lundi soir à Lille et dans trois autres villes du Nord (Denain, Douai et Wattignies) ont été prolongés et étendus à de nouvelles communes (Marly et Valenciennes) jusqu'à lundi matin.

L'arrêté préfectoral publié vendredi s'applique uniquement pour certains secteurs des villes concernées, comprenant notamment une grande partie du centre de Lille, et fixe les couvre-feux de 20H00 à 06H00 du matin, du vendredi 23 soir au lundi 26 matin.

Orléans : des milliers de manifestants ont commencé à défiler contre le RN

Des milliers de personnes ont commencé à manifester samedi à Orléans contre le congrès du Rassemblement national organisé ce week-end dans la préfecture du Loiret, en lançant des slogans anti-racistes et anti-fascistes.

"Macron démission, Le Pen en prison", a scandé la foule. "Plus chauds que les fachos", "la jeunesse emmerde le Rassemblement national", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des manifestants.

Manifestation à Paris : le recours contre le tracé de la préfecture rejeté

Le recours contre le tracé de la préfecture pour la manifestation de ce samedi à Paris a été rejeté par le tribunal administratif ce matin. Face à cette décision, les organisateurs ont accepté le parcours imposé. 

Un premier rassemblement dans le périmètre interdit à Lyon dispersé par les forces de l'ordre

Un rassemblement d'environ 150 personnes à proximité de l'université Lyon 3, qui se trouvait dans le périmètre au sein duquel la préfecture du Rhône a interdit tout attroupement samedi, a été rapidement dispersé par les forces de l'ordre samedi matin, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ces dernières ont effectué plusieurs tirs de grenades lacrymogènes pour disperser le groupe réuni dans le cadre de l'appel à la journée d'action contre la vie chère, alors que les manifestants venaient de se mettre en travers de la rue pour bloquer la circulation.

L'arrêté d'interdiction de manifester dans les Bouches-du-Rhône partiellement suspendu en justice

Le tribunal administratif de Marseille a partiellement suspendu l'arrêté préfectoral interdisant toute manifestation samedi dans les Bouches-du-Rhône en autorisant finalement des rassemblements dans quelques villes du département, selon la décision consultée samedi par l'AFP.

Saisie en urgence, la justice donne ainsi en partie raison aux requérants, notamment la Ligue des droits de l'Homme, le Syndicat de la magistrature ou encore la CGT, en autorisant des rassemblements sur les communes de Gardanne, Istres, Martigues, Miramas et Tarascon.

Les motifs de la décision du tribunal administratif devraient être connus plus tard dans la journée.

La préfecture avait annoncé jeudi que toutes les manifestations, déclarées ou non déclarées, seraient interdites samedi 24 octobre à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône "pour des raisons évidentes de sécurité et de disponibilité des forces de sécurité intérieure".

Le maire d'Orléans annonce un couvre-feu les deux nuits prochaines pour les mineurs de moins de 15 ans

Le maire (DVD) d'Orléans, Serge Grouard, dont la ville accueille le congrès du Rassemblement national et des milliers de manifestants contre l'extrême droite, a annoncé samedi l'instauration d'un couvre-feu sur l'ensemble de la commune durant les deux prochaines nuits pour les mineurs de moins de 15 ans.

"Cette mesure préventive s'inscrit dans la volonté de prévenir tout trouble à l'ordre public, de limiter les risques de débordements et de garantir la sécurité des personnes dans un contexte de rassemblements annoncés", a déclaré le maire dans un communiqué.

La gauche inquiète et furieuse du changement de parcours à Paris

Les dirigeants de gauche ont unanimement fustigé le changement de parcours tardif de la manifestation à Paris samedi, imposé par la préfecture de police de Paris, y voyant une manière de "jouer la désorganisation des cortèges" et de "semer la confusion donc la panique".

"Je suis très inquiète concernant la manifestation" de samedi, initialement programmée entre Bastille et Nation, mais finalement déplacée de 13h à 19h entre la Porte d'Italie et la Porte de Vincennes, a écrit sur X la patronne des Ecologistes Marine Tondelier.

Dénonçant la "marche arrière" de la préfecture de police de Paris à moins de 24 heures de l'événement, Mme Tondelier s'est interrogée : "Comment les organisateurs et les partis peuvent-ils prévenir tout le monde (..) d'un tel changement de programme ?"

"Évidemment qu'il y aura des gens à Bastille, rendez-vous sur lequel nous avons toutes et tous communiqué très largement. Ce rassemblement sera-t-il traité par les forces de l'ordre comme un rassemblement sauvage ? C'est très problématique et dangereux vu les leçons du week-end dernier", a-t-elle insisté.

Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a abondé sur le même réseau social: "Une nouvelle fois, le pouvoir joue la désorganisation des cortèges et les délais intenables de réorganisation".

"Quiconque veut la sauvegarde des libertés démocratiques et du droit à manifester doit s'en tenir strictement, dans l'ordre et avec discipline, aux consignes et points de ralliement qu'annonceront les syndicats", a-t-il exhorté, alors que l'intersyndicale qui organise la manifestation a indiqué vendredi dans un communiqué refuser cette demande "inacceptable" et se rendre tout de même à Bastille.

La CGT a également précisé vendredi soir avoir "contesté l'arrêté devant le tribunal administratif". Le premier secrétaire du PS Olivier Faure s'est indigné du "résultat prévisible": "deux manifestations dont une avec des jeunes méconnaissant le changement qui se rendront à Bastille pour une manifestation devenue interdite. Comment peut-on faire plus brouillon avec au final la mise en danger de nos enfants et renouer avec les risques de chaos", a-t-il écrit sur X.

Quant au communiste Fabien Roussel, il a estimé que changer le parcours revenait à "désorganiser les cortèges et semer la confusion et donc la panique".

"Et demain, on viendra faire la leçon aux manifestants ? Les autorités doivent garantir le droit de manifester, pas compliquer son exercice", a-t-il tempêté.

Les commerçants vident leur boutique par crainte de nouveaux pillages

Dans de nombreuses villes comme Bordeaux, Paris ou Marseille, les commerçants, largement ciblés lors de la précédente mobilisation, vivent dans l'angoisse. Les stigmates des attaques sont encore visibles dans les centres-villes, et les images de CRS dépassés restent dans tous les esprits. Une véritable psychose gagne les commerçants.

Beaucoup décident de vider leur boutique en prévention de nouveaux heurts. C'est le choix de la sommelière Nicole Richard-Verspieren, présidente de l'association Commerces 13. "Tout ce qui est de valeur, on l'a déjà enlevé, et tout ce qui reste, on va continuer à l'enlever, il n'y aura plus rien. Après, si on est cassé, on est cassé, mais on va vider le magasin, tout est prévu", affirme-t-elle. Retrouvez notre article ici.

Plusieurs manifestations interdites

À Paris, où un seul cortège syndical a été autorisé, une polémique oppose la préfecture de police à l'intersyndicale après une modification de dernière minute du parcours par les autorités.

Le nouveau parcours de la manifestation intersyndicale, entre la Porte de Vincennes et la Porte d'Italie, alors que préfecture et intersyndicale s'étaient mises d'accord jeudi sur un cortège entre Bastille et Nation, est "impossible à sécuriser", a affirmé le co-secrétaire général de la CGT de Paris, Karl Ghazi.

Les organisateurs dénoncent un itinéraire "imposé" et ont annoncé qu'ils iront tout de même à Bastille comme initialement prévu.

Plusieurs musées parisiens, dont le Louvre et Orsay, seront fermés samedi, et le couvre-feu est reconduit dans les périmètres de la place de la République et des Halles de 23H00 à 06H00 jusqu'à lundi matin.

À Marseille, après avoir annoncé l'interdiction de tout rassemblement, la préfecture a finalement accordé une autorisation "à titre dérogatoire" à la manifestation intersyndicale.

Le couvre-feu pour les mineurs dans l'hyper-centre de la ville et certaines zones commerciales a été élargi aux majeurs pour les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi.

Les manifestations sont interdites dans une vaste partie du centre-ville de Lyon, où plus de 150 commerces ont été dégradés et l'office de tourisme incendié le 17 octobre.

Si une manifestation syndicale se tiendra à Strasbourg, des interdictions de manifester ont été prises dans de nombreuses villes dont Nancy, Metz, Besançon, Belfort, Rouen, Le Havre, Toulon, ainsi qu'à Limoges où la mairie a été incendiée le 17.

700 mobilisations prévues à travers le pays

Les gilets jaunes prévoient plus de 700 mobilisations en France samedi, dont 500 manifestations : des actions sont prévues sur 86 ronds-points, 21 stations-service, deux dépôts pétroliers, 33 gares, trois ports, 17 ponts, 17 péages, selon une carte publiée sur leur site internet.

Le week-end dernier, 550.000 personnes avaient défilé dans le pays, selon les autorités.

Les revendications, exprimées devant les lycées et dans la rue ces dernières semaines, sont diverses mais convergent majoritairement autour du pouvoir d'achat, de la défense des services publics et de la justice fiscale et sociale.