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Disparition du petit Emile : deux ans et demi après, les grands-parents de l'enfant cherchent toujours des réponses

Le petit Emile, disparu il y a deux ans et demi [Thibaut Durand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Deux ans et demi après la disparition du petit Emile, de nouvelles interrogations apparaissent. Une partie des ossements était retrouvée un an après. Les grands-parents, un oncle et une tante d'Emile avaient été placés en garde à vue sans qu'aucune charge ne soit retenue. Dès novembre dernier, les grands-parents s'adressent à la justice avec des demandes concrètes. 

Les grands-parents du petit Emile cherchent des réponses. Deux ans et demi après la disparition de l'enfant, ils sont remontés dans le Vernet et ont effectué sur place leurs propres constatations, selon leurs propres avocats. La semaine dernière, ils ont transmis aux deux juges d'instruction saisis un dossier d'une centaine de pages avec des demandes précises. 

"Il ne s'agit pas de critiquer ou de concurrencer le travail des enquêteurs"

"Nos demandes concernent pour une très large part des demandes d'investigation complémentaires dans certains lieux et sur certains sites, notamment à l'aide du révélateur Bluestar, des expertises en matière de relevé d'empreintes génétiques. Elles concernent des compléments aux auditions de témoins et pour une large part également un travail fondé sur l'étude de la téléphonie", déclare Me Julien Pinelli, avocat de la grand-mère d'Emile.

Mais il ne s'agit pas d'une contre-enquête, tient à préciser Me Pinelli. "Il ne s'agit absolument pas de critiquer ou de concurrencer d'une quelconque façon le travail absolument admirable que les enquêteurs de la section de recherche de Marseille ont mis en œuvre. Il apparaît tout à fait normal qu'une famille endeuillée, meurtrie par un tel drame, puisse contribuer, participer aussi, comme nous le pouvons, à la recherche de la vérité". 

En décembre, la résidence des époux Vedovini, au Vernet, avait été perquisitionnée. Deux vélos saisis, des vélos utilisés par Maximin, cet oncle d'Emile, qui, avec l'une de ses sœurs et ses parents, avait fait près de 48 heures de garde à vue, sans qu'aucune charge ne soit retenue à leur encontre.