Le procureur de Dijon Olivier Caracotch a indiqué jeudi que l'incendie du collège Jean-François-Champollion en décembre était "bien un acte de représailles" après des opérations contre le narcotrafic dans le quartier. Le feu "a bien été diligenté après l'action très résolue" des forces de l'ordre visant à "éradiquer le trafic des stupéfiants", a-t-il ajouté.
L'incendie qui a ravagé une partie du collège Jean-François-Champollion de Dijon, dans la nuit du 13 décembre dernier, est "bien un acte de représailles" après des opérations contre le narcotrafic dans le quartier, a affirmé jeudi le procureur Olivier Caracotch. Le feu "a bien été diligenté en réponse à l'action très résolue qui avait été menée par les autorités publiques (...) pour éradiquer le trafic de stupéfiants aux Grésilles", a-t-il ajouté.
Le procureur a également indiqué à la presse la mise en examen d'une femme de 27 ans, et la présentation à un juge de quatre mineurs de 15 à 17 ans. "Parmi les quatre mineurs, deux ont été recrutés pour travailler sur un point de deal", a-t-il souligné.
Cinq personnes interpellées mardi
Le lendemain de l'incendie, les autorités avaient déjà évoqué "un lien" avec "les succès policiers en matière de lutte" contre le narcotrafic. Le quartier des Grésilles avait déjà été le théâtre de plusieurs incendies en 2025, tous supposés être reliés au trafic de drogue.
Au collège Champollion, six personnes avaient été filmées sur les caméras de vidéosurveillance la nuit de l'incendie, "mettant le feu" à du carburant qu'ils avaient apporté, a expliqué le procureur. Des images ont permis d'en suivre quatre "jusqu'à ce qu'ils enlèvent leur masque", permettant ainsi de les identifier. Au total, cinq personnes ont été interpellées mardi matin dans l'agglomération dijonnaise.