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«Des menaces de mort explicites» : un rappeur met en scène le passage à tabac de Jordan Bardella, le président du RN porte plainte

"La violence politique doit cesser. Nous ne laisserons plus rien passer", insiste Jordan Bardella [Gabriel BOUYS / AFP]

Le rappeur Soli suscite la polémique après la publication de son clip Un Facho K.O., dans lequel apparaissent Jordan Bardella, Marine Le Pen et Éric Zemmour mis en scène dans des situations violentes. Le président du Rassemblement national a annoncé porter plainte, dénonçant des "menaces de mort explicites".

Des "menaces de mort explicites". Dans son dernier clip, publié sur YouTube et qui cumule plus de 1 000 vues en 24 heures, le rappeur Soli crée la polémique en mettant en scène le passage à tabac de Jordan Bardella. Face à cela, le président du Rassemblement national a rapidement réagi et annoncé porter plainte contre "l’artiste".

Dans un message publié sur X, il affirme "dépos[er] évidemment plainte pour les menaces de mort explicites proférées dans ce clip de rap d’un 'artiste' en manque de notoriété et de talent". "La violence politique doit cesser. Nous ne laisserons plus rien passer", insiste Jordan Bardella.

"Un bon raciste, c’est un raciste blotti dans son cercueil"

Dans son morceau, intitulé Un Facho K.O., les paroles du rappeur Soli ne trompent pas : "Coup de pied dans la tête d’un facho, quelle bonne saveur. Un bon raciste, c’est un raciste blotti dans son cercueil".

Et dans le clip, le président du RN n’est pas le seul à être pris pour cible. Sur les images, trois personnalités politiques sont identifiables : Jordan Bardella, Marine Le Pen et Éric Zemmour. Elles sont reconnaissables grâce à des masques représentant leur visage, portés par des participants du clip.

On y voit alors le président du Rassemblement national allongé au sol avant de recevoir un coup de pied au visage. De son côté, le président de Reconquête! apparaît ligoté à un poteau avec du ruban adhésif. On le retrouve plus tard dans le clip aux côtés de Marine Le Pen ; tous deux se retrouvent attachés.

Cinq ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende

Des propos et des images qui peuvent être sanctionnés par la justice française. La publication d’un contenu perçu par la justice comme une incitation à s’en prendre physiquement à une figure politique peut avoir des conséquences judiciaires, même si aucune agression n’est effectivement commise.

Dans l’hypothèse où les autorités estimeraient que le clip encourage explicitement des violences visant Jordan Bardella, son auteur pourrait faire l’objet de poursuites pour "provocation à la violence", une infraction punie de cinq ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende.