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Jordan Bardella plaide pour un gouvernement dépassant le RN, «d'union nationale»

Frédéric Pétry / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP [Frédéric Pétry / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le président du Rassemblement national Jordan Bardella a déclaré ce dimanche 12 juillet au "Figaro" vouloir "constituer un gouvernement d'union nationale" en cas d'entrée à Matignon en 2027, tendant surtout la main à "l'électorat historique de la droite".

Dans un entretien pour le Figaro, le premier après la décision de Marine Le Pen de maintenir sa candidature à l'Elysée, celui qui est promis au poste de Premier ministre en cas de succès assure avoir l'intention de "constituer un gouvernement d'union nationale".

Jordan Bardella s'est ainsi donné "trois éminentes responsabilités". "Bâtir le programme", "former un gouvernement", et conduire le RN à la conquête d'une majorité solide" à l'Assemblée nationale, a-t-il résumé.

"Liberté dans la discussion" et "unité dans la décision"

Sur le premier volet, le patron du parti d'extrême droite, qui porte des inflexions différentes de Marine Le Pen sur certains sujets économiques, a annoncé qu'il poursuivrait "le travail de fond et d'influence", qu'il a entrepris, assurant que le RN assurerait "la liberté dans la discussion et l'unité dans la décision".

Quant à la formation de l'exécutif, l'eurodéputé a annoncé son ambition "de constituer un gouvernement d'union nationale qui ne sera pas composé exclusivement de cadres ou de parlementaires issus du RN".

"Grande alliance des droites"

Jordan Bardella a estimé qu'une "grande partie de l'électorat historique de la droite est aujourd'hui orpheline d'un leader et d'une incarnation", se disant convaincu que le président et candidat de LR "Bruno Retailleau finira par rejoindre Édouard Philippe", candidat d'Horizons.

Interrogé parallèlement sur BFMTV, le patron de l'UDR (Union des droites pour la République) Eric Ciotti, ex-chef de LR désormais principal allié du RN, a tendu la main à Bruno Retailleau. 

"J'ai du respect pour lui" mais "il ne peut pas gagner, c'est impossible aujourd'hui. Et donc je l'appelle à rejoindre cette grande alliance des droites", a lancé le maire de Nice.

"Il m'appartient d'aider Marine Le Pen à gagner"

Sur un plan plus personnel, Jordan Bardella a démenti toute "déception" d'être relégué de potentiel candidat à la présidentielle à potentiel Premier ministre de Marine Le Pen, qui a été condamnée en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens mais s'est pourvue en cassation.

"Aujourd'hui, c'est entre ses mains que repose le destin de la France. Il m'appartient de l'aider à gagner", a-t-il déclaré. "La spécificité du RN est désormais d'avoir à sa tête deux expressions, deux chefs qui s'accordent, travaillent ensemble dans l'amitié, la confiance et le respect mutuel", a ajouté le chef du parti.