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Cyberharcèlement : Magali Berdah fait saisir à titre conservatoire plus de 40 millions d'euros sur les droits d'auteur de Booba

[bERTRAND GUAY / AFP]

La femme d’affaires Magali Berdah a obtenu du tribunal judiciaire de Paris la saisie conservatoire des droits d’auteur de Booba pour près de 40,6 millions d’euros. Elle impute au rappeur un préjudice majeur causé à ses sociétés, l’accusant de cyberharcèlement visant des marques partenaires.
 

La femme d'affaires Magali Berdah a fait saisir par le tribunal judiciaire de Paris, à "titre conservatoire", les droits d'auteur du rappeur Booba pour près de 40,6 millions d'euros, a appris jeudi l'AFP de source proche du dossier.

Une somme à saisir sur les droits d'auteur du rappeur détenus

Magali Berdah, qui travaille désormais comme animatrice sur Sud Radio, impute à Booba un lourd préjudice causé à Shauna Events, société qu'elle a fondée et spécialisée dans les influenceurs. Elle accuse le rappeur d'avoir cyberharcelé et menacé les marques qui travaillaient avec elle, afin qu'elles rompent leur collaboration.

Sur requête de Mme Berdah, le tribunal judiciaire de Paris a évalué "provisoirement" sa créance et celle des sociétés Shauna Events, Sublime Talent et MB Conseil à 40.588.572 euros. Une somme à saisir sur les droits d'auteur du rappeur détenus auprès de la Sacem, d'Universal Music France ou encore de Deezer, selon la source proche du dossier.

La somme peut aussi être saisie sur la Société pour l'administration du droit de reproduction mécanique des auteurs, compositeurs et éditeurs, Because Music et des plateformes de streaming "via leurs intermédiaires français ou via des labels", d'après la décision rendue mercredi et dont l'AFP a eu connaissance jeudi.

Comptes bancaires, véhicules et bien immobiliers ciblés

Sont aussi ciblés les comptes bancaires, les véhicules et les biens mobiliers du rappeur, âgé de 49 ans et résidant à Miami (Floride). "Notre client n'a pas été informé de l'existence de cette procédure", ont réagi auprès de l'AFP les avocats du rappeur, Gilles Vercken et Marie Roumiantseva.

"Si cette ordonnance existe, c'est qu'elle a été obtenue sur les seuls arguments de Mme Berdah. Dès que nous en aurons connaissance, nous la contesterons dans les conditions prévues par la loi et nous poursuivrons les requérants pour procédure abusive", ont-ils poursuivi.