La grève des lycéens se poursuit ce mardi en France. Un mouvement de contestation particulièrement surveillé par les forces de l'ordre, après une première journée de mobilisation marquée par les débordements et alors que ce mardi des dizaines de cortèges de fonctionnaires défileront dans les grandes villes de France.
Tirs de mortier, des feux de poubelle... Les débordements ont été nombreux lors de la première journée de blocage des établissements scolaire en France. Environ 200 d'entre eux étaient bloqués à travers le pays ce lundi par des lycéens qui protestent contre le manque de moyens dans leurs établissements. Et la tension est déjà montée ce mardi matin, notamment à Saint-Denis et Lille.
L'union syndicale lycéenne avait justement appelé à multiplier les actions pour ce mardi, alors même que cette journée marque également une journée de grève dans la fonction publique. Face à la situation, les forces de l'ordre se mobilisent notamment dans certains lycées de régions parisiennes en Seine-Saint-Denis, dans le Val d'Oise ou encore dans le Val-de-Marne, où la sécurité est renforcée.
Objectif des forces de l'ordre : empêcher tout blocage. Des renforts policiers sont ainsi déployés devant certains lycées, comme l'explique le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "On a un dispositif de pré-positionnement des forces prêtes à intervenir quand il y a un blocage, quand il y a des violences, quand il y a des incidents", indique-t-il.
"On compte sur les organisateurs pour avoir un service d'ordre conséquent"
Car un lycée bloqué signifie un lycée dans lequel il n'y a pas de cours et où les lycéens sont dans la rue. Avec le risque que les élèves les plus virulents rejoignent les différents cortèges prévus.
"Ce n'est pas impossible que ces jeunes viennent tenter de se mêler au cortège officiel des manifestations. Sur ce sujet, on compte aussi sur l'ensemble des organisateurs pour avoir un service d'ordre conséquent et qui empêche l'intrusion de jeunes qui viendraient uniquement pour en découdre avec les forces de l'ordre", souligne Yvan Asioma, délégué régional Île-de-France du syndicat Allianz.
Selon les informations d'Europe 1, 30.000 à 60.000 manifestants sont notamment attendus cet après-midi dans le cortège parisien.