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Lycées : les forces de l'ordre interviendront en cas de violences et blocage total, préviennent Laurent Nuñez et Edouard Geffray

Les ministres de l'Intérieur et de l'Education nationale ont prévenu lundi qu'en cas de violences et de blocage total de lycées, les forces de l'ordre interviendraient. [Carine Schmitt / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Alors que plusieurs lycées d’Île-de-France connaissent des blocages et des incidents depuis une semaine, les ministres de l’Intérieur et de l’Éducation nationale ont prévenu que les forces de l’ordre interviendraient en cas de violences ou de blocage total des établissements.

Les ministres de l'Intérieur et de l'Education nationale ont prévenu lundi qu'en cas de violences et de blocage total de lycées, les forces de l'ordre interviendraient, alors que depuis une semaine des lycées d'Île-de-France connaissent des incidents.

"Si l'expression des lycéens doit être respectée, les actions violentes ne sauraient être tolérées", ont écrit dans un télégramme consulté par l'AFP Laurent Nuñez et Edouard Geffray.

"Les forces de sécurité s'attacheront à interpeller les auteurs des délits et à préserver l'ordre public avec un usage proportionné de la force", ont-ils ajouté.

"Les collèges sont aussi susceptibles d'être visés"

En cas de blocage total, "l'intervention" des forces de l'ordre "devra être engagée après concertation avec le chef d'établissement". Il est demandé aux chefs d'établissement de contacter les responsables des forces de l'ordre "pour prévenir les blocages et violences, et d'améliorer leurs conditions d'intervention".

Les deux ministres soulignent que "les collèges sont aussi susceptibles d'être visés" par ces tentatives de blocages "initiés par des groupes parfois extérieurs aux établissements".

Des députés LFI dans le viseur

Dans un message sur X vendredi, Edouard Geffray s'en était pris à "des députés LFI (qui) encouragent depuis mercredi des jeunes à bloquer les lycées" et dont "l'appel à étendre les blocages assume une instrumentalisation politique de la jeunesse".

S'exprimant lundi sur RMC, le ministre de l'Education a chiffré à "une dizaine" le nombre de lycées qui ont été bloqués. Il a affirmé ne "pas craindre forcément la contagion au sens noble du terme (...) parce qu'il y a différents phénomènes".

"Vous avez des lycéens qui ont des revendications et qui parfois sont tout à fait légitimes", a-t-il expliqué en citant par exemple le cas d'un établissement où il y avait "des professeurs non remplacés".

Mais, a-t-il ajouté, "derrière ça, vous avez aussi d'autres personnes qui sont violentes, arrivent masquées et cagoulées (...) avec des palettes et des matelas". "Là, on s'éloigne un peu de la mobilisation spontanée d'élèves (...) Là, on a un problème, on met en danger nos élèves. Et ça, a-t-il dit, je veux pas l'accepter".