Au lendemain de la remise d'un rapport d'inspection au gouvernement sur l'affaire Lyhanna, de premières mesures individuelles ont été prises, comme la suspension d'un magistrat de son habilitation à traiter les dossiers de mineurs. Gérald Darmanin promet aussi "un choc numérique au sein du ministère".
Ce mardi 23 juin, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé sur franceinfo "un choc numérique au ministère de la Justice" et a promis "le zéro papier d'ici six mois". C'est l'un des premiers enseignements du pré-rapport de l'Inspection générale de la justice rendu ce lundi.
Il y a évidemment les erreurs individuelles d'appréciation, mais aussi toute une série de dysfonctionnements plus structurels, notamment les délais de transmission entre services par voie postale des procédures. Or, depuis 2023, un vaste plan de transformation numérique du ministère de la Justice a été lancé.
Un projet d'armoire numérique nationale
Depuis 2023, beaucoup a déjà été fait. En deux ans, on est passé de 2 à 165 tribunaux équipés. Par ailleurs, 3 millions de procédures pénales ont été numérisées en 2025, soit 89% des affaires délictuelles.
En revanche, pour les crimes, c'est plus compliqué. Les données sont sensibles et des questions de traçabilité, de sécurisation se posent. La chancellerie a comme projet de créer une armoire numérique nationale.
Objectif : remplacer les 200 serveurs actuels par une infrastructure unique où l'intelligence artificielle pourrait y être greffée. Les transferts et les analyses de dossiers entre juridictions devraient alors être facilités et surtout beaucoup plus rapides.