La première version du rapport commandé par le gouvernement après le meurtre de Lyhanna a été dévoilé ce lundi. Un rapport qui révèle longuement la "succession d'erreurs et de négligences" de la chaîne judiciaire qui ont conduit à la mort de la jeune fille. De son côté, l'exécutif promet déjà des sanctions.
Moins d’un mois après le viol et le meurtre de Lyhanna, collégienne de 11 ans, une première version du rapport commandé par le gouvernement a été dévoilée ce lundi. "La chaîne de protection a failli", en raison d’une "succession d’erreurs, de négligences, d’inactions et de mauvaises décisions" a notamment résumé Sébastien Lecornu.
Désormais, le message est clair : il y aura des sanctions. Côté gendarmerie, une enquête de commandement est lancée et deux gendarmes vont être mutés hors police judiciaire. Côté justice, Gérald Darmanin, promet lui aussi des sanctions.
"J'engage une enquête administrative qui sera rendue avant la fin de l'été pour engager des sanctions qui seront à la hauteur des défaillances graves constatées pour le substitut du parquet d'Auch qui en effet, d'après ce rapport, a démontré des défaillances extrêmement importantes", a-t-il expliqué lundi soir.
Un "avant et après" cette affaire
Mais ces éventuelles sanctions prendront du temps. Après l'enquête, le garde des Sceaux devra saisir le Conseil supérieur de la magistrature. D’ici là, Gérald Darmanin a déjà retiré au substitut d’Auch son habilitation à traiter les dossiers concernant les mineurs.
Au-delà des responsabilités individuelles, Matignon promet un "avant" et un "après" Lyhanna. Des mesures sont annoncées, même si, pour le gouvernement, "le vrai déclic doit être sociétal sur la protection de l’enfance".
Les oppositions, elles, réclament des démissions. Un proche de Sébastien Lecornu ferme la porte : "Le gouvernement n’a pas d’échéances électorales. On laisse les autres s’agiter dans leur pédiluve".