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Affaire Jubillar : les ossements de Delphine Aussaguel identifiés, mais les causes de sa mort resteront inconnues

Cinq ans et demi après la disparition de la mère de famille, ses enfants et ses proches vont enfin pouvoir commencer leur travail de deuil. [Lionel BONAVENTURE / AFP]

Cinq ans et demi après la disparition de Delphine Aussaguel, les ossements retrouvés près de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, ont été identifiés grâce à l'ADN comme étant ceux de l'infirmière. Une étape importante pour ses proches, même si les causes de sa mort restent inconnues.

Les ossements retrouvés près de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, sont bien ceux de Delphine Aussaguel. Cinq ans et demi après la disparition de la mère de famille, ses enfants et ses proches vont enfin pouvoir commencer leur travail de deuil. Il aura fallu seulement 48 heures aux experts pour faire parler l'ADN.

"L'intérêt est relativement peu important"

C'est sur une exploitation agricole, dans un champ situé en lisière d'un bois, que des ossements ont été retrouvés, précisément à l'endroit où Cédric Jubillar affirme avoir dissimulé le corps de son épouse. Ces restes humains appartiennent au bas du corps de l'infirmière assassinée. Mais leur identification ne permettra pas de déterminer les causes de son décès, rappelle le médecin légiste Bernard Marc.

"On a deux os, des os longs, dont l'intérêt, lorsqu'il y a des violences dans les couples, est relativement peu important. Les violences vont être exercées au niveau de la tête, du cou, du thorax. C'est ça qui va occasionner le décès et non pas un traumatisme au niveau des membres inférieurs. Et puis même si elle avait reçu un grand coup de pied au niveau du muscle quadriceps, du muscle de la cuisse qui est juste à côté du fémur, on n'aurait pas de traces", précise-t-il.

L'analyse des ossements pourrait toutefois livrer, dans un second temps, des détails sur ce qui a pu se produire lorsque le corps a été déposé sur le site, soulignent les gendarmes.

Malgré une culpabilité établie par la justice via un faisceau d'indices, Cédric Jubillar, condamné à 30 ans de réclusion criminelle, a nié pendant cinq ans toute implication dans le meurtre de la mère de ses deux enfants. Ces aveux constituent une première étape, souligne son avocat, qui ne se contentera pas d'une simple reconnaissance des faits.