Des ossements, retrouvés près de Cagnac-les-Mines sur indication de Cédric Jubillar, vont être analysés par les experts de la gendarmerie. Ces examens pourraient préciser les causes de la mort de Delphine Jubillar et peser sur la stratégie de défense du condamné, qui espère une requalification des faits.
Rebondissement dans l'affaire Jubillar. Et peut-être même l'épilogue. Depuis ce matin, les gendarmes sont à pied d'œuvre dans un champ à une dizaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, lieu où vivait le couple Jubillar.
Des ossements ont été retrouvés, pour l'heure non identifiés, mais sur indication de Cédric Jubillar. Ces restes humains vont être envoyés à Pontoise, en région parisienne, au QG des experts gendarmes.
Les gendarmes vont tenter de faire parler ces ossements. Ils ont développé depuis trente ans une discipline tout à fait performante : l'archéologie criminalistique
En clair, ils appliquent la méthodologie scientifique de l'archéologie à la scène de crime depuis les premiers prélèvements. Le petit os d'une phalange de la main peut par exemple révéler des traces de lutte.
Des anthropologues pour déceler les causes de la mort
Les gendarmes ont dans leurs rangs des anthropologues. Ces experts peuvent révéler des micro-détails, même sur des squelettes très dégradés.
Leur obsession sera de déceler dans les prochains jours les causes de la mort, mais aussi les incohérences vis-à-vis de la stratégie de défense de Cédric Jubillar.
Le condamné à 30 ans de réclusion criminelle semble désormais laisser entendre qu'il n'avait pas l'intention de tuer son ancienne compagne. Il espère ainsi une requalification juridique en coups mortels.
Ce crime est toujours passible de la cour d'assises mais Cédric Jubillar risquerait dans cette nouvelle configuration au maximum 15 ans de prison. Soit la moitié de la peine pour laquelle il a été condamné à lautomne dernier.