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En directAffaire Jubillar : les recherches du corps de Delphine Jubillar se terminent «ce soir», selon la gendarmerie

[Lionel BONAVENTURE / AFP]
Cédric Jubillar a conduit jeudi les gendarmes à l'endroit où il affirme avoir enterré le corps de son épouse Delphine, où des ossements ont été retrouvés, cinq ans et demi après la disparition de l'infirmière dans le Tarn. Suivez notre direct.
Les résultats des ossements attendus dans les prochaines heures

Les ossements retrouvés hier appartiennent au bas du corps, précisent les autorités. Immédiatement après leur découverte, ils ont été envoyés à Pontoise, en région parisienne, pour être analysés par l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale. 

Des résultats sont attendus dans les prochaines heures. L'objectif est  déterminer si ces ossements appartiennent bel et bien à Delphine Jubillar, disparue en décembre 2020.

Les fouilles sont terminées

Le dispositif de recherche déployé hier matin après les nouveaux aveux de Cédric Jubillar a été levé en fin d'après-midi. Ces fouilles auront donc permis de retrouver des ossements à une dizaine de kilomètres de la maison du couple Jubillar. 

Mobilisés depuis hier, les gendarmes tentaient ces dernières heures de retrouver d'éventuels nouveaux ossements qui auraient pu être éparpillés dans les champs voisins. Mais les recherches ont donc finalement été arrêtées aux alentours de 17h et ne devraient pas reprendre selon les gendarmes. 

Déclaration
Les recherches du corps de Delphine Jubillar se terminent "ce soir"

Les recherches qui ont permis d'exhumer des ossements là où Cédric Jubillar affirme avoir enterré son épouse Delphine, infirmière disparue fin 2020, "vont se terminer ce soir", a indiqué à l'AFP le colonel Jean-Michel Doose, commandant du groupement de gendarmerie du Tarn.

Les gendarmes ont commencé à lever les barrages autour du site des fouilles, un champ en lisière d'un bois à une dizaine de kilomètres du domicile des Jubillar dans le Tarn, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les recherches "ne devraient pas reprendre", a ajouté M. Doose.

Les fouilles ont repris ce vendredi matin

Plus de 100 gendarmes sont mobilisés sur cette opération, la même configuration que ce jeudi, sans les équipes cynophiles spécialisées dans les restes humains. Signe, peut-être, que la phase de recherche est sur le point de se terminer et qu'une nouvelle phase s'ouvre. 

Celle des prélèvements et des analyses. Deux fémurs ont été retrouvés ainsi qu'un tibia sous un monticule de terre en bordure d'un champ. Il faut comprendre pourquoi Cédric Jubillar a choisi cet endroit pour enterrer son ancienne compagne. 

Les ossements ont pu être dispersés, notamment par les animaux ou par les intempéries, voire même par les activités agricoles. Les os retrouvés vont permettre d'identifier formellement la victime. Le fémur, plus grand os du corps humain, même cinq ans après et très dégradé, peut encore contenir de l'ADN. 

En revanche, cela sera sans doute insuffisant pour déterminer les causes de la mort si on en reste uniquement à ces trois ossements à disposition des enquêteurs. 

Cédric Jubillar s'est "enferré" dans un "mensonge", dit son avocat

Cédric Jubillar s'est "enferré dans un mensonge" qui l'a empêché d'avouer avoir tué son épouse Delphine fin 2020 dans le Tarn, "lors d'un débordement émotionnel très fort", a déclaré jeudi soir à l'AFP l'avocat du peintre-plaquiste.

Lors de ses aveux devant la justice mercredi, Cédric Jubillar, qui reconnaît avoir commis "un acte abominable", "a fait des déclarations spontanées pour livrer la vérité de façon absolue" pendant une heure et demie, a expliqué Me Pierre Debuisson.

"Il est revenu sur les circonstances du drame" qui a coûté la vie à l'infirmière de 33 ans à Cagnac-les-Mines (Tarn) en décembre 2020, et "sur les conditions dans lesquelles ce couple s'est dégradé, sur les tensions très fortes qu'il y avait de part et d'autre", toujours selon Me Debuisson.

Cédric Jubillar a aussi évoqué "l'élément déclencheur qui a fait qu'à un moment donné, il a été inondé et submergé par une émotion qui l'a dépassé, extrêmement forte, et qui a provoqué un passage à l'acte irréfléchi", a poursuivi l'avocat.

L'archéologie criminalistique va tenter de faire parler les ossements prélevés

Les gendarmes vont tenter de faire parler ces ossements. Ils ont développé depuis trente ans une discipline tout à fait performante : l'archéologie criminalistique.

En clair, ils appliquent la méthodologie scientifique de l'archéologie à la scène de crime depuis les premiers prélèvements. Le petit os d'une phalange de la main peut par exemple révéler des traces de lutte.

Les gendarmes ont dans leurs rangs des anthropologues. Ces experts peuvent révéler des micro-détails, même sur des squelettes très dégradés.

Leur obsession sera de déceler dans les prochains jours les causes de la mort, mais aussi les incohérences vis-à-vis de la stratégie de défense de Cédric Jubillar. Retrouvez notre article ici.

le calendrier judiciaire incertain après la découverte d’ossements

La possible découverte du corps de Delphine Jubillar pourrait-elle bousculer le calendrier judiciaire ? Un nouveau procès était prévu à partir de septembre prochain, mais celui-ci pourrait être reporté. 

Pour l’heure, le calendrier judiciaire reste officiellement inchangé. Mais il pourrait évoluer en fonction des résultats des expertises scientifiques menées sur les ossements retrouvés. Les prélèvements vont être transmis aux experts de la gendarmerie nationale, à Pontoise, afin d’être analysés. Retrouvez notre article ici.

Des ossements retrouvés dans le Tarn

Cédric Jubillar a conduit jeudi les gendarmes à l'endroit où il affirme avoir enterré le corps de son épouse Delphine, où des ossements ont été retrouvés, cinq ans et demi après la disparition de l'infirmière dans le Tarn.

Lors de ses aveux devant la justice mercredi, Cédric Jubillar, qui reconnaît avoir commis "un acte abominable", "a fait des déclarations spontanées pour livrer la vérité de façon absolue" pendant une heure et demie, a déclaré jeudi soir à l'AFP un de ses avocats, Pierre Debuisson.