Depuis une décennie, et la mort du jeune Adama Traoré, l'extrême gauche a fait de l'affaire un symbole politique, jusqu'à l'ériger en marqueur de son discours sur ce qu’elle qualifie de "violences policières".
Avec la confirmation, par la Cour de cassation, du non-lieu dans l’affaire Adama Traoré, ce sont près de dix ans de procédure judiciaire qui sont désormais clos en France.
Dès les premières heures, ce dossier avait dépassé le cadre strictement judiciaire pour devenir un symbole politique pour l’extrême gauche.
"Tout le monde déteste la police"
Jean-Luc Mélenchon était l’un des premiers à s’être mobilisé. "Je ne voudrais pas que la mort d’Adama Traoré soit juste considérée comme un fait divers", écrivait-il sur ses réseaux sociaux, trois jours après le décès du jeune homme.
Au fil des années, La France insoumise a fait de cette affaire un marqueur de son discours sur ce qu’elle qualifie de "violences policières". En juillet 2023, dans un contexte d’émeutes après la mort du jeune Nahel, plusieurs députés insoumis ont ainsi participé à une marche, interdite par la préfecture de police de Paris, pour risques de troubles à l’ordre public.
Dans le cortège, des slogans comme "Tout le monde déteste la police" ou "Justice pour Nahel" avaient été scandés. Des images qui avaient provoqué une vive polémique politique.
L’an dernier encore, Jean-Luc Mélenchon appelait à participer massivement à un nouveau rassemblement "Adama", évoquant des années de combat devenues, selon lui, centrales. Un symbole et un récit que la justice a donc définitivement rejeté.