La Cour de cassation a confirmé qu'elle rendra sa décision concernant le pourvoi en cassation de Marine Le Pen avant le 1er tour. Une annonce à double tranchant pour la désormais candidate à l'élection présidentielle.
Le procureur général près la Cour de cassation Rémi Heitz a confirmé il y a quelques heures que la Cour rendra sa décision avant le premier tour de l'élection présidentielle, dans le cadre du pourvoi en cassation de Marine Le Pen. Un calendrier a double tranchant pour la désormais candidate Rassemblement national à la présidentielle de 2027.
En cas de condamnation définitive avant le 1er tour, la dynamique de fin de campagne de Marine Le Pen pourrait être enrayée. À l’inverse, si la Cour de cassation venait à casser le jugement de la Cour d’appel, la candidate devra alors être rejugée, et pourra s’appuyer sur cette décision pour donner une nouvelle impulsion à sa candidature.
Des délais de jugement "anormaux" selon le RN
Encore faut-il que les délais soit réellement respectés, mais le procureur général près la Cour de cassation Rémi Heitz fait part de sa détermination à tenir le calendrier. "La Cour d'appel a rendu la décision dans le délai attendu. Mais nous, nous l'avons toujours dit, le premier président de la Cour de cassation et moi-même, que la décision serait rendue avant le scrutin présidentiel.. Et nous sommes toujours sur cet objectif", insiste-t-il face aux journalistes.
Au RN, on estime anormal ces délais de jugement. Il est vrai que la Cour de cassation met d’habitude plutôt entre 12 et 18 mois pour rendre ses décision.
Marine Le Pen considère ainsi que cette accélération du calendrier judiciaire n’est pas justifiée, d’autant que sa peine de 15 mois d’inéligibilité est déjà purgée. Mais pour la candidate, l’essentiel est ailleurs : elle est désormais assurée de ne fera pas campagne avec un bracelet électronique.
Elle fera par ailleurs tout pour repousser le jugement de la cour de cassation après la présidentielle.