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Gens du voyage : Gabriel Attal présente ses propositions pour lutter contre les installations illégales et veut durcir le ton sur le régalien

[Sebastien Salom-Gomis /AFP]

En déplacement en Vendée, Gabriel Attal a présenté ses propositions pour lutter contre les installations illégales de gens du voyage sur des terrains privés ou publics. Le candidat Renaissance entend ainsi muscler son jeu sur le régalien et se différencier d'Édouard Philippe. 

"Tous les modes de vie doivent respecter la loi de la République". La déclaration de Gabriel Attal, en déplacement en Vendée, ne passe pas inaperçue. L'ancien Premier ministre, à travers ses mots, vise notamment les installations illégales de gens du voyage

Pour le candidat Renaissance à l'élection présidentielle, ces installations sont "un enfer pour beaucoup de maires" et sont "un phénomène très fréquent". Gabriel Attal l'assure : l'autorité de l'État est en jeu. Alors, l'ancien locataire de Matignon présente ses propositions. 

"On propose des mesures pour pouvoir aller beaucoup plus vite, notamment qu'en 48 heures, il puisse y avoir un référé et une action engagée, que ce soit un terrain public ou un terrain privé, avec une expulsion organisée quand il y a une occupation illicite. On propose par ailleurs un renforcement des sanctions et on propose une application stricte de la loi Besson, avec donc des aires d'accueil organisées sur le territoire, comme c'est prévu par la loi. Une loi qui est quand même à 80% respectée. Donc, il ne me semble pas juste de dire qu'on n'a pas le choix que d'aller sur un terrain privé. Ce n'est pas vrai", insiste-t-il face aux journalistes.

Muscler son jeu face à Édouard Philippe

Gabriel Attal en appelle au bon sens et veut faire payer les occupants illégaux plutôt que les contribuables. "Il faut que les branchements sauvages soient immédiatement constatés, intégralement facturés et assortis de pénalités, avec des amendes forfaitaires et la saisie de véhicules si nécessaire" déclare l’ancien Premier ministre au Figaro.

Au cœur de l’été, le candidat Renaissance, en compétition au sein du bloc central avec Édouard Philippe, entend ainsi muscler son programme sur le plan régalien.