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«Bienvenue chez vous» : au Porge, les habitants de retour dans une commune ravagée par les flammes

Les habitants du Porge, l’une des communes les plus meurtries, ont pu regagner leur habitation ce lundi. [Christophe ARCHAMBAULT / AFP]

Après avoir été évacués pendant 11 jours, les habitants du Porge, en Gironde, ont pu retrouver leur domicile ce lundi. Si le soulagement domine, l’émotion reste forte face aux près de 200 habitations détruites par les flammes. Désormais, place à la reconstruction dans une commune encore marquée par le feu.

En Gironde, où 42.000 hectares ont brûlé la semaine dernière, la situation est beaucoup plus stable. Les habitants du Porge, l’une des communes les plus meurtries, ont pu regagner leur habitation ce lundi. Pour l’occasion, Europe 1 s’est rendue sur place.

"Ça fait toujours du bien"

Une longue file de voitures attend à l’entrée du village. Les 3.500 habitants sont accueillis à leur retour par le maire Martial Zaninetti. "Allez-y, bienvenue chez vous", clamait l’élu à leur arrivée. Pour ce dernier, c’est un moyen "d’échanger et de les voir". "Ils sont quand même heureux de revenir dans leur village. C’est la fin d’une étape, mais c’en est une autre qui s’ouvre aujourd’hui", ajoute le maire de la commune.

Tous ont le sourire aux lèvres et rentrent, valises à la main. Laurent, évacué parmi les premiers, a passé 11 jours loin de sa maison. Il est désormais soulagé d’être de retour. "Ça fait toujours du bien. C’est que ça manque, en fait. C’est bizarre comme on part en vacances avec aisance. Là, on prépare un sac en 10 minutes. On part à la volée. Et là, on a tout de suite envie de revenir. On ne sait pas pourquoi. Ça fait toujours plaisir de retrouver un monde qu’on connaît", se réjouit-il.

"Ça me fait mal au cœur"

Mais il n’y a pas que le soulagement : les destructions de près de 200 habitations sont dans tous les esprits. Josette, les larmes aux yeux, est encore sous le choc. "Ça me fait mal au cœur. Voir tout cramer comme ça, je ne sais pas…", déplore l’habitante.

Il y a aussi la crainte d’une reprise du feu. "Il faut rester vigilant", selon Miquette. "Tellement de choses ont cramé qu’on se demande s’il y a encore quelque chose à brûler. Mais après, on ne sait jamais", s’inquiète-t-elle. Place désormais à la reconstruction, que beaucoup attendent pour enfin tourner la page.