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Incendies en Gironde : au Porge, un collectif de 700 habitants réclame des comptes aux autorités

Les sinistrés du Porge se demandent si les autorités n'auraient pas sacrifié leur ville pour en protéger d'autres. [Thierry Olivier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Une semaine après les incendies qui ont ravagé le nord du bassin d'Arcachon, la colère monte au Porge. Des habitants, qui estiment avoir été abandonnés par les autorités, ont créé un collectif de près de 700 membres et préparent une plainte collective pour obtenir des explications sur la gestion de la crise.

Une semaine après le passage des flammes, la colère des habitants du Porge grandit. Cette commune, située au nord de la presqu'île du Cap-Ferret, est la plus touchée par les violents incendies en Gironde. Un collectif, qui rassemble déjà près de 700 habitants, s'organise pour déposer une plainte collective et espère obtenir des réponses. Les sinistrés se demandent si les autorités n'auraient pas sacrifié leur ville pour en protéger d'autres.

"On n'a pas eu d'informations ni d'alertes"

Pourquoi, sur les 240 habitations détruites, 184 sont-elles situées au Porge ? Voilà la question que se posent tous les habitants de cette commune. "On attend qu'on nous explique pourquoi autant de maisons ont pu brûler. Quels ont été les moyens manquants sur notre commune ?", s'interroge Ludivine Daurignac.

Cette habitante du Porge a perdu sa maison dans les flammes et dénonce aussi des défaillances de communication des autorités. "On n'a pas eu d'informations ni d'alertes. Je pense que si notre commune avait pu bénéficier d'un système d'alerte préventive, comme toutes les communes ont pu en bénéficier, on aurait peut-être anticipé des choses qu'on aurait vraiment voulu prendre et qui nous tenaient à cœur", insiste-t-elle.

"Le Porge, c'était notre havre de paix"

Face à ce sentiment d'injustice, Ludivine Daurignac a créé un collectif de riverains pour obtenir des réponses. "Nous, le Porge, c'était notre havre de paix. On ne l'a plus, il est fantôme, c'est une ville apocalyptique. Donc on aimerait comprendre beaucoup de choses. Ça passera par des réponses", réclame cette habitante.

La préfète de la région Nouvelle-Aquitaine assure, de son côté, que la priorité était de préserver les vies humaines. Elle promet des réponses une fois les incendies terminés.

Le ministre de l'Intérieur se défend

"J'entends dire qu'on aurait privilégié la presqu'île du Cap-Ferret. Il n'y a eu aucune instruction en ce sens, ni au plan local ni au plan national", a réagi de son côté le ministre de l’Intérieur sur BFMTV. Pour ce dernier, "l'objectif premier était de sauver des vies humaines".

Laurent Nuñez assure également que le gouvernement "sera absolument transparent sur la façon dont les choses se sont passées".