Plusieurs milliers d'habitants sinistrés par les incendies monstres vont se tourner vers les assurances pour demander une indemnisation. S'ils bénéficient d'un rallongement des délais pour déclarer le sinistre, les assureurs vont eux devoir mettre la main à la poche, car les destructions semblent plus importantes qu'en 2022.
Après les destructions causées par les incendies, le prix des polices d'assurance va-t-il flamber ? Plusieurs milliers de personnes sinistrées vont se tourner vers les assurances pour restaurer ou rebâtir ce qui peut encore l'être. Ces habitants vont demander une indemnisation dans les prochaines semaines.
Pour leur faciliter la tâche, le gouvernement leur a accordé un délai supplémentaire. Les personnes concernées vont bénéficier d'un rallongement des délais de déclaration des sinistres jusqu'au 31 août. Une mesure prise face à l'ampleur monstre des dégâts.
"Il y aura certainement beaucoup plus de dossiers qu'en 2022"
S'il est encore trop tôt pour tirer un bilan définitif, les assureurs vont devoir sortir le chéquier, estime Stéphanie Duraffourd, porte-parole du comparateur Assurland. "En 2022, les incendies en Gironde avaient donné lieu à 2.000 déclarations de sinistres. On s'attend à beaucoup plus (cette année) parce que plusieurs centaines d'habitations ont été touchées", note-t-elle auprès d'Europe 1.
"Des entreprises aussi sont à l'arrêt. Il y aura certainement beaucoup plus de dossiers qu'en 2022, a priori", complète Stéphanie Duraffourd. Il y aura donc davantage de personnes à indemniser, et les dégâts s'annoncent très importants.
Les frais de relogement à prendre en charge
"La difficulté", selon la porte-parole d'Assurland, "c'est qu'il va falloir estimer le montant des maisons qui doivent être intégralement reconstruites. Potentiellement, cela fait intervenir plusieurs corps de métiers du bâtiment (des artisans, des charpentiers, des menuisiers) pour déterminer le montant de ces reconstructions. Ça peut prendre quelques semaines pour estimer les montants des dégâts", souligne Stéphanie Duraffourd.
Outre les dégâts matériels, les assurances prendront également en charge les frais de relogement pour les personnes ayant dû fuir l'incendie.