La préfète de Gironde, Sophie Brocas, a promis d'accélérer le passage des experts en assurances pour les sinistrés du mégafeu qui a ravagé une partie de son département durant 10 jours, avant d'être fixé ce samedi.
"Ce samedi matin, j'ai tenu une première réunion avec France Assureurs et toutes les compagnies d'assurance et les experts. Ils se sont engagés à accélérer et à fluidifier le passage des experts qui a déjà commencé", a déclaré la préfète en conférence de presse.
"Il faut que les experts passent pour que les acomptes puissent être déclenchés, ils seront avec nous dans une équipe que nous allons mettre en place pour accompagner les victimes", a-t-elle ajouté, rappelant qu'une prolongation a été accordée jusqu'au 31 août pour déclarer un sinistre.
Des attestations d'évacuation et de réintégration des 23 communes, "qui ont été sous le feu", ont été délivrées afin que "les personnes évacuées et concernées puissent (les) produire auprès de leur assurance", a-t-elle précisé.
Une équipe doit être mise sur pied à partir de dimanche "avec toutes les expertises, tous les savoir-faire pour répondre aux demandes des victimes", a dit la préfète, assurant que l'Etat serait "à leur côté pour (...) trouver des solutions".
240 habitations détruites
Quelque 240 habitations ont été détruites, les trois quarts au Porge, où plusieurs habitants ont confié à l'AFP leur impatience de voir arriver les experts pour estimer les dégâts. Mais ces habitants devront toutefois attendre de réintégrer cette commune toujours évacuée, en raison d'un foyer actif à proximité.
Pour les dommages aux biens, les particuliers sont couverts par leurs contrats multirisques habitation, qui ne concernent cependant pas systématiquement les dégâts sur les ouvrages extérieurs (portail, abri de jardin, piscine...). Pour les véhicules, seules les assurances dites "tous risques" donnent droit à indemnisation.
Il y a aussi les 23.000 entreprises paralysées pendant plusieurs jours dans les zones évacuées, soit 82.000 salariés selon le ministère de l'Economie. "Une entreprise fermée sur décision préfectorale n'est en rien assurée sur la perte d'exploitation", avait déploré Mathias Saura, du Medef Gironde.