Près de 60.000 migrants sont arrivés massivement dans l'enclave espagnole de Ceuta, au nord-est du Maroc, à moins de 20 km de Gibraltar. Le bilan humain est lourd, au moins 34 migrants ont perdu la vie. Si plus de 48.000 personnes ont déjà rebroussé chemin, cette crise migratoire inquiète désormais toute l'Europe.
C'est l'une des pires crises migratoires jamais vues en Europe. 60.000 migrants sont arrivés massivement dans l'enclave espagnole de Ceuta, au nord-est du Maroc. Si 48.000 personnes sont déjà retournées au Maroc, la situation pose un problème direct à la France qui risque de devoir accueillir une partie des migrants.
Et face à l'ampleur du problème, le président de la République, Emmanuel Macron, demande au ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, de renforcer les contrôles à la frontière espagnole et propose le soutien de l'agence européenne Frontex.
"Ceux qui sont en cause, ce sont d'abord les autorités"
Dans un communiqué publié sur X, le chef de l'État conclut par ces mots : "Je redis notre solidarité à l'Espagne, son gouvernement et son peuple, mais la crainte de voir une partie de ces migrants arriver en France via l'espace Schengen perdure".
Et sur ce point, le gouvernement botte en touche. Interrogée sur Europe 1, la ministre Aurore Bergé a préféré pointer la responsabilité espagnole : "Ceux qui sont en cause, ce sont d'abord les autorités qui ne savent pas réguler. Comprendre aussi qui a permis leur arrivée. Et on le sait, nous avons des réseaux qui sont des réseaux de criminalité".
Bruno Retailleau parle d'un électrochoc. Le candidat à l'élection présidentielle réclame la fermeture temporaire de la libre circulation avec l'Espagne. De son côté, Marine Le Pen promet de stopper cette folie en réservant, dès 2027, la libre circulation dans l'espace Schengen aux seuls nationaux européens.