Les marchés mondiaux démarrent la semaine dans le vert, portés par l'accalmie au Moyen-Orient qui fait reculer les prix du pétrole. Les investisseurs attendent désormais les résultats des géants de la tech et les décisions de la Fed, de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Japon.
Les marchés mondiaux commencent la semaine portés par un vent d'optimisme nourri par la pause dans la guerre au Moyen-Orient qui entraîne la chute des prix du pétrole, avant des résultats trimestriels des moteurs de la tech et des réunions de banques centrales.
La Bourse de New York a ouvert en hausse lundi, aidée par la chute des prix du pétrole avec l'accalmie au Moyen-Orient, au début d'une semaine marquée par de nombreux résultats d'entreprises et par la réunion de la Fed.
Dans les premiers échanges, le Dow Jones prenait 0,89%, l'indice Nasdaq gagnait 1,05% et l'indice élargi S&P 500 avançait de 0,75%.
Plusieurs poids lourds de la tech publieront leurs résultats cette semaine, notamment Microsoft et Meta mercredi, puis Apple et Amazon jeudi.
Plus important que les résultats, "ils informeront les investisseurs de leurs projets de dépenses", note Ipek Ozkardeskaya de Swissquote.
"Les investisseurs sont de plus en plus mal à l'aise face aux dépenses massives des géants dans l'IA
"Rappelons que les investisseurs sont de plus en plus mal à l'aise face aux dépenses massives des géants dans l'intelligence artificielle, alors que leurs flux de trésorerie disponibles s'évaporent, les obligeant à rechercher des financements supplémentaires par le biais d'émissions d'actions et d'obligations dans un contexte de remontée des anticipations de taux d'intérêt", explique-t-elle.
En Europe, Francfort (+1,60%) était de nouveau portée par son champion technologique SAP en tête des progressions mondiales (+6,22%). Les investisseurs montraient également un goût pour le risque à Paris (+0,95%) et Londres (+0,71%).
Le pétrole à la baisse expliquait la bonne humeur des marchés.
Vers 14H00 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, la référence mondiale, chutait de 6,17%, à 90,81 dollars, et celui du WTI américain reculait de 5,78%, à 84,15 dollars.
Depuis vendredi soir, les États-Unis se sont retenus de mener de nouvelles attaques contre la République islamique, l'ambassadeur américain à l'ONU assurant que Donald Trump voulait laisser une chance à la diplomatie.
De son côté, Téhéran n'a revendiqué aucune attaque contre ses voisins du Golfe alliés de Washington. Ces deux dernières semaines avaient pourtant vu un regain des hostilités au Moyen-Orient sans précédent depuis le cessez-le-feu conclu en avril.
"Ce calme soudain, après deux semaines d'attaques, nourrit l'espoir d'un retour à la diplomatie", a commenté Kathleen Brooks, analyste de XTB.
Une semaine chargée pour les banques centrales
Le retour des prix du pétrole à 100 dollars le baril la semaine dernière avait ravivé les risques d'inflation et donc d'un relèvement des taux directeurs par les banques centrales.
La Réserve fédérale américaine (Fed) ouvre le bal mercredi de la réunion des banques centrales de la semaine, après celle de la Banque centrale européenne (BCE) la semaine dernière.
"Nous prévoyons que le FOMC (comité de la Réserve fédérale) maintiendra ses taux inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%", analysent les experts de la banque privée Pictet.
"Même si nous ne pouvons pas totalement exclure le risque d'une hausse surprise, les anticipations actuelles du marché semblent trop élevées", ajoutent-ils.
La Banque d'Angleterre et du Japon devront également faire part cette semaine de leur décision de politique monétaire.
"Les décisions attendues mercredi et jeudi pourraient donner le ton aux marchés financiers pour les semaines, voire les mois à venir", estime Kathleen Brooks.
"Les rendements obligataires ont fortement progressé la semaine dernière en Europe comme aux États-Unis sous l'effet de la flambée des prix du pétrole. Ils reculent désormais nettement en ce début de semaine", constate-elle.
Les taux d'emprunt imposés à la France pour financer sa dette à échéance 10 revenaient à près de 3,91% lundi vers 14H00 GMT, après avoir franchi la semaine dernière le seuil des 4% pour la première fois depuis 2009.
Référence en Europe, le rendement du "Bund" allemand à dix ans atteignait moins de 3,13%, contre 3,17% vendredi soir.