Dimanche, l'événement sportif le plus regardé de l'année aura lieu à New York. L'Argentine de Lionel Messi affrontera l'Espagne de Lamine Yamal pour soulever la Coupe du monde de football. Un match d'une vie dont on connaît désormais l'arbitre : le Slovène Slavko Vincic. Une consécration pour un homme qui a déjà été au cœur de nombreuses polémiques.
Jusqu'à deux milliards de personnes à travers le monde pourraient suivre devant leur écran la finale de la Coupe du monde 2026. Ce dimanche 19 juillet, l'Argentine cherchera à réaliser l'exploit de conserver son titre de championne du monde, une performance uniquement réussie par l'Italie (1934-1938) et le Brésil (1958-1962).
De l'autre côté, les joueurs espagnols veulent poursuivre leur série de matchs sans défaite et réaliser un nouveau doublé historique Euro-Coupe du monde et faire ainsi comme leurs aînés qui avaient remporté le championnat d'Europe en 2008 et le titre mondial en 2010. Un match de titans qui sera arbitré par Slavko Vincic.
Un arbitre expérimenté
Lorsqu'il a appris la décision de la Fifa, le Slovène s'est effondré en larmes. À 46 ans, il obtient la consécration ultime pour un arbitre : celle de diriger la finale de la Coupe du monde, lui qui a déjà officié dans les plus grandes compétitions.
Il a bien sûr officié dans des matchs de la Coupe du monde 2022 et 2026, ainsi que des Euro 2021 et 2024. Il était au sifflet de la finale de la Ligue Europa 2022 remportée par le FC Séville contre l'AS Roma ainsi que de la finale de la Ligue des champions en 2024 quand le Real Madrid était venu à bout du Borussia Dortmund à Wembley.
Un beau CV qui ne peut cependant pas masquer certaines décisions qui ont provoqué des polémiques ces dernières années, notamment en Espagne. En 2022, le FC Barcelone avait vivement contesté son arbitrage lors de la rencontre entre le club catalan et l'Inter Milan en phase de groupes de la Ligue des champions.
Slavko Vincic n'avait pas sifflé une main évidente de Denzel Dumfries et il avait également refusé un but au Barça pour une main involontaire d'Ansu Fati. Un autre club espagnol s'est senti lésé par ses décisions : le Real Madrid.
Pour un faible gain de temps, l'arbitre slovène avait donné un deuxième carton jaune à Eduardo Camavinga lors du quart de finale retour de la Ligue des champions cette saison. Une décision synonyme d'expulsion et de polémique en Espagne.
Arrêté dans le cadre d'une affaire criminelle
Au-delà des polémiques sur le terrain, Slavko Vincic a également défrayé la chronique en dehors des rectangles verts. En mai 2020, lors d'une opération menée par la police bosnienne visant à démanteler un réseau criminel soupçonné de trafic de drogue, d'armes et de proxénétisme, le Slovène avait été arrêté à l'aéroport de Bijeljina.
Placé en garde à vue, il a rapidement été interrogé par les autorités mais uniquement en tant que témoin. Il a ensuite été relâché et aucune poursuite n'a été engagée malgré des accusations portées à son encontre.
Un épisode qui n'a pas eu d'incidence sur sa carrière. Slavko Vincic retrouvera sur le terrain l'Argentine qu'il avait déjà arbitrée en 2022. Un mauvais souvenir pour les joueurs de Lionel Scaloni car c'était lors de la première journée de la phase de groupes. L'Argentine s'était inclinée contre l'Arabie saoudite (2-1). Une bonne nouvelle pour l'Espagne ? Réponse ce dimanche.