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2027 : «Si par malheur, Marine Le Pen avait un bracelet électronique, elle devrait quand-même aller en campagne», estime Marion Maréchal

[Europe 1]

La députée européenne et présidente du mouvement Identité-Libertés Marion Maréchal était l'invitée de La Grande interview Europe 1-CNews ce mercredi matin. Au micro de Laurence Ferrari, elle se félicite de la candidature à l'élection présidentielle de Marine Le Pen et estime que "même si Marine le Pen avait un bracelet électronique, elle devrait y aller quand même". 

Condamnée mais candidate. Malgré le jugement de la cour d'appel dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires du FN et une condamnation à une peine de 15 mois d'inéligibilité ferme, aménageable sous bracelet électronique, Marine le Pen a annoncé se pourvoir en cassation. Une décision qui lui permet de rester présumée innocente et d'éviter de faire campagne pour le moment avec un bracelet électronique à la cheville, le temps que la cour examine son dossier. 

Invitée ce mercredi matin sur le plateau de La Grande interview Europe 1-CNews, Marion Maréchal se félicite de l'annonce de la candidature de Marine Le Pen. "Jusqu'au bout, on a imaginé que les juges s'autoriseraient à empêcher Marine le Pen de partir en campagne", détaille-t-elle face à Laurence Ferrari. 

Faire campagne, qu'importe la décision de la cour de cassation

Avant d'ajouter : "Marine Le Pen est la candidate la plus naturelle, la plus évidente de la coalition du camp national que nous représentons. Donc, c'est un grand soulagement qu'elle puisse se présenter et je la soutient totalement dans cette démarche", ajoute l'eurodéputée et présidente du mouvement Identité-Libertés.

Face aux délais de la cour de cassation, Marine Le Pen tente une stratégie et espère échapper au bracelet en fin de campagne. "Et, si la cour de cassation accélérait, de manière inopinée cette décision, ça serait évidemment une décision politique, afin d'empêcher la candidature de Marine Le Pen. Mais je vous le dis en mon nom : quelque soit la décision de la cour de cassation, si par malheur, Marine Le Pen avait un bracelet électronique, elle devrait quand-même aller en campagne", conclut-elle.