Alors que le marché de l'occasion se tasse depuis quelques semaines, les automobilistes s'intéressent de plus en plus aux voitures électriques de seconde main. Les recherches ont augmenté de 249% en un an. Selon les résultats de l'Observatoire La Centrale au deuxième trimestre, l'électrique d'occasion n'a jamais autant attiré les automobilistes, dont les choix sont dictés par leur pouvoir d'achat.
Jusqu'ici, les concessionnaires expliquaient qu'il fallait 40 jours de plus pour vendre une occasion électrique qu'une occasion thermique. Il y a toujours une différence, mais depuis avril, les stocks de voitures électriques d'occasion ont fondu de 36%.
"À la fin du mois de mars, on était quasiment à +100% de recherches"
L'effet "prix du baril" a été spectaculaire, explique Guillaume-Henri Blanchet, directeur général de La Centrale. "Cela a été immédiat. S'en est suivi une augmentation des recherches de véhicules électriques. Alors, à la fin du mois de mars, on était quasiment à +100% de recherches et à la fin du mois de mai, on était à +250%", détaille-t-il.
Et c'est une ruée vers les citadines qui a été constatée, sur ce type de petites voitures, les stocks ont été divisés par deux en un an. Un choix "pouvoir d'achat", décrypte Guillaume-Henri Blanchet : "La demande, qui est liée à l'augmentation des prix du carburant, c'est principalement sur des voitures à moins de 15.000 euros puisque c'est vraiment pour répondre aux besoins de mobilité dans un univers où le carburant va coûter plus cher et comment est-ce que je m'assure de pouvoir toujours me déplacer."
Des choix guidés par un budget restreint
La demande est donc très forte. Certains modèles modernes sont mieux équipés, souvent avec une meilleure autonomie. Résultat, le prix moyen des citadines a augmenté de 9% en un an. Et de manière globale, la demande se reporte sur des véhicules de 5 à 15 ans.
Là aussi, la demande tire les prix vers le haut : +500 euros pour les véhicules de 8 à 15 ans. Des voitures qui se trouvent dans une fourchette de prix située entre 12.000 et 17.000 euros. Il y a donc une démocratisation du véhicule électrique qui est en marche.
C'est ce que constatent d'autres acteurs comme Leboncoin, Autoscout24 ou encore Aramisauto. Enfin, parmi les autres motorisations, l'essence joue la stabilité côté prix : 17.990 euros en moyenne. Et c'est le diesel qui devient le moins cher à l'achat. Bonne nouvelle pour les automobilistes, l'offre sur l'hybride s'est nettement élargie et permet de faire baisser le prix moyen de 3.000 euros en un an.