Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Aide à mourir : à l'Assemblée, les derniers débats marqués par les hésitations de députés partisans de l'euthanasie

Aide à mourir : à l'Assemblée, les derniers débats marqués par les hésitations de députés partisans de l'euthanasie [Xose Bouzas / Hans Lucas / AFP]

Ce lundi, les discussions ont repris à l'Assemblée nationale pour le dernier débat sur le corpus des deux textes sur la fin de vie : celui légalisant l'euthanasie et le suicide assisté, et celui sur les soins palliatifs. Déjà, par deux fois, les députés ont voté pour cette légalisation, mais certains hésitent encore. 

À l'Assemblée nationale, les députés ont débuté les derniers débats sur les deux textes portant sur la création d'un droit à l'euthanasie. Il y a les opposants, les partisans et les indécis, cette petite centaine de députés qui n'ont toujours pas tranché s'ils voteront ou non pour la création d'un droit à l'euthanasie. 

"À chaque vote, l'écart se restreint"

Et ce sont ces derniers, précisément, que les élus mobilisés sur le sujet veulent désormais convaincre, comme l'explique Christophe Benz, député du Rassemblement national : "Depuis 2024 jusqu'à aujourd'hui, à chaque vote, l'écart se restreint. C'est chiffré, mathématique, c'est factuel. On n'est plus sur un consensus large. Je pense qu'on peut avoir un écart qui se réduit". 

Deux points en particulier pourraient faire basculer la majorité d'un côté ou de l'autre : celui de l'auto-administration ou non de la substance létale et celui du délit d'entraves. Ce sont des lignes rouges qui pourraient compromettre l'adoption du texte, selon Agnès Firmin-Le Bodo, ancienne ministre de la Santé, qui appelle à légiférer au plus vite. 

"Le moment est venu d'en terminer. La question n'est pas de savoir si oui ou non il est restrictif ou trop large. La question est de savoir si, oui ou non, on souhaite offrir cette possibilité à nos concitoyens qui le demandent". Les opposants au texte, au contraire, comptent prendre leur temps, tout le temps nécessaire pour débattre des quelque 1.800 amendements qu'il reste à examiner.