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Fête de la musique : La France insoumise dénonce un «mensonge» après l'interdiction de son concert

Un drapeau de La France insoumise brandi lors d'un rassemblement de lancement de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon sur la place Jean Jaurès à Saint-Denis, en banlieue nord de Paris, le 7 juin 2026. [Adnan Farzat / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

À quelques jours de la Fête de la musique, l'annulation du concert organisé par La France insoumise place de la République provoque la colère dans les rangs du mouvement mélenchoniste. Le gouvernement invoque des raisons de sécurité, tandis que LFI dénonce un "mensonge" et conteste la décision en justice.

Ce dimanche 21 juin marque la Fête de la musique. Cependant, des concerts et des événements pourraient être annulés en raison de la chaleur dans certaines villes, la canicule touchant une partie de la France depuis ce jeudi 18 juin. D'un point de vue sécuritaire, "aucun débordement ne devra être toléré", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui a demandé aux policiers et aux gendarmes d'intervenir systématiquement en cas de trouble à l'ordre public.

C'est précisément pour cette raison, selon Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, que le concert de LFI prévu dimanche, place de la République à Paris, a été interdit par la préfecture de police. "Mensonge", rétorque La France insoumise. La porte-parole du gouvernement évoquait la présence d'invités ayant tenu par le passé des propos injurieux, notamment à l'encontre des forces de l'ordre.

LFI dément la présence de Médine et du comité Adama

Maud Bregeon s'appuyait pour cela sur l'arrêté pris par la préfecture, qui mentionnait la présence attendue du comité Adama et de sa fondatrice, Assa Traoré, mais aussi des rappeurs Médine et Soso Maness.

Or, La France insoumise dément avoir invité ces trois personnalités, qui ont déjà participé à plusieurs reprises à des événements du parti de Jean-Luc Mélenchon. Le rappeur Médine, aux paroles plus que controversées, était ainsi présent mercredi soir à Strasbourg à un meeting-concert en soutien à la Palestine avec les élus insoumis Manon Aubry, Rima Hassan et Bally Bagayoko.

Il n'empêche, le coordinateur de LFI, Manuel Bompard évoque donc "un mensonge" de la part du gouvernement, utilisé pour tenter de justifier, selon lui, "une tentative d'interdiction absolument inacceptable".

"Quand bien même il y aurait Médine et le comité Adama, ni l'un ni l'autre ne sont des motifs d'annulation", a pour sa part ajouté le député insoumis Antoine Léaument. Le parti a déposé un recours en justice contre l'annulation de ce concert, et ce, en dépit des critiques accusant LFI de détourner une fête populaire.