Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Après la signature de l'accord Etats-Unis/Iran, les prix du pétrole chutent de plus de 3%

Une personne se servant de l'essence dans une station-service à Grasse le 12 août 2022. [Martin Bertrand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Les prix du pétrole ont fortement reculé jeudi après la signature d'un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran prévoyant notamment la réouverture du détroit d'Ormuz. Les marchés saluent une détente géopolitique qui réduit les risques pesant sur l'approvisionnement mondial en pétrole.

Les prix du pétrole accéléraient leur chute jeudi 18 juin en fin d'échanges asiatiques, lâchant plus de 3%, dans un marché soulagé après la signature du protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran prévoyant entre autres la réouverture du détroit d'Ormuz.

Vers 06H25 GMT, le cours du baril de WTI nord-américain reculait de 3,40% à 74,18 dollars, et celui de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, se repliait de 3,02% à 77,15 dollars.

Les présidents américain et iranien ont chacun signé à distance mercredi soir un protocole d'accord prévoyant la cessation des hostilités, la levée du blocus américain des ports iraniens et la réouverture du détroit d'Ormuz.

Le quasi-blocage depuis fin février de ce passage stratégique, par où circule d'ordinaire un cinquième du pétrole mondial, avait fait flamber les cours de l'or noir. Et l'annonce de l'accord américano-iranien a fait dégringoler les prix depuis lundi.

"Les cours ne reflétaient pas uniquement le risque de guerre"

La confirmation que le protocole d'accord a bien été signé est bien accueillie par des investisseurs soulagés. "Si les marchés intégraient déjà l'hypothèse d'une normalisation progressive du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, il subsistait un risque significatif d'échec des négociations à la dernière minute. Cet accord réduit considérablement ce risque extrême", relève Rajeev De Mello, gérant chez Gama Asset Management, cité par Bloomberg.

"La signature d'un protocole d'accord et une voie plus rapide vers la réouverture d'Ormuz devraient permettre d'éliminer une partie de la prime de risque liée à la panique sur le marché du brut", confirme Stephen Innes, de SPI Asset Management.

"Les cours ne reflétaient pas uniquement le risque de guerre, mais également la possibilité qu'une baisse des stocks et un blocage de l'offre du Golfe ne provoquent une rupture brutale de l'approvisionnement énergétique", insiste-t-il.