Invité de la Grande interview Europe 1-CNEWS, ce vendredi 12 juin, Franz-Olivier Giesbert a réagi à la mort de Lyhanna, dénonçant une affaire révélatrice d’un "affaissement" de l’autorité en France.
Invité de la Grande interview Europe 1-CNEWS ce vendredi 12 mai, Franz-Olivier Giesbert est revenu sur la mort de Lyhanna, 11 ans, dont les obsèques seront tenus dans la journée. Le journaliste et écrivain a tenu à analyser ce drame, qu’il estime révélateur d’un malaise profond dans la société française.
Pour lui, les Français communient dans un moment où ils se disent collectivement "qu'il y a quelque chose qui ne va pas". Selon Franz-Olivier Giesbert, cette affaire s’inscrit dans un climat général d’"affaissement" : celui des finances publiques, de l’autorité, mais aussi d’un État qui ne parvient plus, d'après lui, à répondre correctement à certaines situations.
Un "sentiment de dégoût"
Le journaliste a notamment pointé une crise de l’autorité. "28.000 refus d’obtempérer, c’est quand même un truc de fou, ça n’existe nulle part ailleurs dans le monde", a-t-il lancé. Selon lui, la mort de Lyhanna provoque un "sentiment de dégoût" et de "révolte", renforcé par l’ampleur de la mobilisation populaire après le drame. Franz-Olivier Giesbert a rappelé que des dizaines de milliers de personnes étaient descendues dans la rue.
"Ce qui m’a frappé énormément, c’est que vous avez eu 60.000 personnes qui sont allées manifester spontanément", a-t-il souligné, y voyant le signe d’un niveau de colère "rarement égalé". L’écrivain a reconnu toutefois que la justice française manque de moyens.
Mais selon lui, la mort de Lyhanna, est le symbole d’un dysfonctionnement plus large. Dans une France plus écoutée, "il n’y aurait pas des histoires affreuses comme celle de Lyhanna, qui est quand même une honte pour la société, pour nous tous", a-t-il conclu.