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«Le déni pour masquer l'impuissance» : Gabrielle Cluzel dénonce l'échec des autorités après les violences en marge de la victoire du PSG

"C'est une victoire qui a été transformée en échec par les émeutiers", a estimé Gabrielle Cluzel. [© Europe 1]

Gabrielle Cluzel a évoqué ce mardi les violences qui ont touché Paris après la victoire du club de la capitale en finale de Ligue des champions. "Il y a le déni pour masquer l'impuissance. C'est la seule façon qu'on a trouvée pour résoudre le problème", a déploré la journaliste.

Au micro de Christine Kelly ce mardi 2 juin 2026, Gabrielle Cluzel a réagi aux violences qui ont touché la France, et plus particulièrement Paris, après la victoire sur tirs au but du PSG en finale de Ligue des champions face à Arsenal. La chroniqueuse a pointé du doigt les autorités.

"Il y a le déni pour masquer l'impuissance. C'est la seule façon trouvée pour résoudre le problème : ne pas en parler, la politique de l'autruche", a dénoncé la journaliste.

"C'est aussi un désastre économique"

"C'est très impressionnant, même très inquiétant, parce que d'une certaine façon, nous avions été prévenus. On nous avait dit : 'Il va y avoir des débordements'. Donc il valait mieux que les braves gens restent chez eux. Faute de coffrer les délinquants, on coffre les gens ordinaires qui respectent la loi", a déploré Gabrielle Cluzel.

"On avait déployé des forces de l'ordre absolument impressionnantes. Pourtant, nous avons eu un spectacle de chaos. (...) Ce ne sont pas des débordements, ce n'est pas une fête", a pointé la journaliste au micro d'Europe 1.

Et d'ajouter : "Mais si une fête se termine toujours de cette façon, je ne sais plus si on peut l'appeler fête. (...) C'est une victoire qui a été transformée en échec par les émeutiers. Cela revient tous les mois de juin. Il y a eu les émeutes pour Nahel au mois de juin 2023. Juin 2025, c'était la première étoile du PSG en Ligue des champions. Cela va devenir une tradition."

"On va dire aux touristes : 'Ne venez pas au mois de juin en France, ne venez pas non plus le 31 décembre, ne venez peut-être pas du tout'. C'est aussi un désastre économique. Ce qui est certain, c'est que les Français ont besoin d'une réponse judiciaire", a conclu Gabrielle Cluzel.