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Procès en appel de Nicolas Sarkozy : l'ex-président clame une dernière fois son innocence

[SIMON WOHLFAHRT / AFP]

A l'occasion de la dernière journée de son procès en appel, ce mercredi, l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a clamé une dernière fois son innocence devant la cour. 

Il assure ne pas avoir trahi la confiance des Français. Nicolas Sarkozy a pris la parole au dernier jour de son procès, ce mercredi 27 mai, en appel dit de l'affaire libyenne. L'arrêt de la cour d'appel de Paris sera rendu le 30 novembre prochain.

Alors pour cette ultime journée et la fin des plaidoiries de la Défense, Nicolas Sarkozy s'est exprimé lui-même face aux juges. Dans une salle à l'atmosphère suffocante, Nicolas Sarkozy se lève et s'avance, le dernier à la barre. "Cette affaire a commencé dans le mensonge et le complot, elle doit finir dans la vérité et la transparence", commence l'ancien président. 

Avant de s'adresser directement au ministère public : "On a dit que j'avais été élu en 2007 au cours d'une élection biaisée. Les Français ont donc été abusés par l'argent de Mouammar Kadhafi que vous n'avez pas retrouvé", s'agace-t-il, manifestement blessé par ses accusations. L'ancien président confie son état d'esprit jusqu'au 30 novembre, date du délibéré. "Je vais attendre comme un homme qui tous les soirs va se demander : 'Est-ce que je vais y retourner (en prison ndlr) ?". 

"Je n'ai pas reçu un centime de Kadhafi"

Nicolas Sarkozy souligne également le travail extraordinaire de ses avocats qui tout au long de la journée auront tenté de démonter, sur le fond comme sur la forme, les quatre chefs d'inculpation qui pèsent sur lui.

"Je ne peux pas croire qu'en France, en 2026, un homme soit condamné à sept ans de prison pour des faits qu'il n'a pas commis et pour lesquels il n'y a aucune preuve", conclut le principal prévenu qui clame une dernière fois : "Je n'ai pas reçu un centime de Kadhafi, je n'ai pas aidé Abdallah Sénoussi et je n'ai pas trahi la confiance des Français".