Invité de Culture Médias à l’occasion de la sortie du livre "Le Crépuscule des Dieux", Patrice Duhamel revient sur la présidence de la République et insiste sur le niveau d’exigence exceptionnel qu’impose cette fonction, qu’il estime trop souvent sous-estimée.
Qui aura les épaules pour, dès 2027 ? Dans son livre Le Crépuscule des Dieux, Patrice Duhamel s’est exprimé sur la fonction présidentielle, qu’il juge exceptionnelle et trop souvent sous-estimée par ceux qui ambitionnent d’y accéder. L'auteur revient sur plusieurs épisodes de la Ve République et interroge la manière dont les fragilités physiques ou psychologiques des chefs de l’État ont pu être prises en compte, ou au contraire tenues à distance du débat public.
Un rôle à ne pas prendre à la légère
Au micro d’Europe 1, il a d'abord dit qu'il est "beaucoup trop tôt" pour dire lequel des candidats est le mieux placé pour 2027. Patrice Duhamel a surtout insisté sur la fonction présidentielle elle-même, exprimant son étonnement face aux ambitions de certains responsables politiques : "Je suis étonné du nombre de personnalités qui s'imaginent capables d'être président de la République", a-t-il exprimé.
Pour lui, la fonction ne peut être réduite à une simple ambition personnelle. Il rappelle qu’elle implique des responsabilités considérables, allant de la direction des armées aux grandes décisions diplomatiques, notamment face aux puissances mondiales.
Dans cet esprit, il insiste : "Je pense que ce n'est pas n'importe quoi d'être président, d'être chef des armées, d'être le seul à pouvoir appuyer sur le bouton nucléaire, de négocier les traités, d'aller voir les présidents russes, américains, chinois, etc. Voilà, ce n'est pas une responsabilité comme une autre".