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Moyen-Orient : à quoi pourrait ressembler l'accord qui vise à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l'Iran ?

[ [Jakub Porzycki / NurPhoto / NurPhoto via AFP]]

Est-ce le début de la fin de la guerre au Moyen-Orient ? Jamais les États-Unis et l'Iran n'ont semblé aussi proches d'un accord pour mettre fin aux conflits qui les opposent depuis maintenant plus de deux mois. Marco Rubio avait évoqué plus tôt dans la journée une possible bonne nouvelle pour le monde. 

Un accord qui permettrait l'arrêt des combats et la réouverture du détroit d'Ormuz. C'est ce vers quoi se dirigent les États-Unis et l'Iran, plus de deux mois après le déclenchement de la guerre entre les deux puissances. L'objectif est d'éviter l'escalade et de réduire la pression sur le pétrole mondial. 

60 jours de cessez-le-feu supplémentaire et le libre passage des navires dans le détroit, un accord minimaliste, explique Patrick Martin-Genier, spécialiste des questions internationales et professeur à Sciences Po. 

30 jours supplémentaires de négociations

"Oui, ce serait quelque chose à court terme, a minima, sachant que tout le monde le demande dans cette région. Qu'il s'agisse de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, Oman, le Qatar et même de la Turquie. Donc, cela irait dans le sens de ce qui est demandé unanimement et également des perspectives de négociation qui pourraient reprendre le cas échéant au Pakistan". 

30 jours supplémentaires de négociations, selon les médias américains, durant lesquels les sanctions économiques sur l'Iran seraient levées par les États-Unis. 30 jours pour espérer s'entendre sur l'épineux dossier du nucléaire, objet de discussions séparées, affirme l'Iran. 

Donald Trump appelle ses diplomates à ne pas se précipiter et reste intangible. Sur le fond, il promet à son allié israélien que tout accord final prévoirait le démantèlement du programme iranien. Mais il est peu probable que l'Iran accepte, s'accordent les spécialistes. 

Mais le choix de nouvelles frappes serait alors difficile à assumer pour le président américain, empêché par le monde et des élections de mi-mandat dans son pays. En attendant, Donald Trump tenterait une sortie par le haut en présentant un éventuel accord partiel comme un succès diplomatique.