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Guerre au Moyen-Orient : l'Iran dit considérer comme un «ennemi» tout pays participant à la «guerre économique» de Washington

Le président du Parlement iranien Mohammad Ghalibaf et le président Massoud Pezeshkian (au centre). [Morteza Nikoubazl / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Le régime iranien dénonce un "terrorisme économique" de la part de l'administration de Donald Trump, après la mise en place de nouvelles restrictions économiques de Washington. Le secrétaire américain au Trésor doit préciser la stratégie américaine pour enclaver l'Iran sur le plan financier.

"Tout pays participant à la mise en place de restrictions économiques" à l'encontre de l'Iran sera "considéré comme un ennemi", a déclaré samedi le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaï. "Nous déclarons à tous les pays autour de nous et tous les pays du monde : ne vous joignez pas à la guerre économique menée par les Etats-Unis", a déclaré Mohsen Rezaï à la télévision d'Etat, après l'annonce par Washington d'un renforcement des sanctions économiques destinées à accentuer la pression sur Téhéran.

Si les pays concernés refusaient de "prendre leurs distances" avec les Etats-Unis, l'Iran porterait "atteinte" à leurs intérêts", a-t-il ajouté.

L'Iran accuse de Washington de "terrorisme économique"

"Nous n'avons encore attaqué aucun intérêt économique américain" et "jusqu'à présent, nous n'avons ciblé que des bases militaires, mais s'ils veulent nous imposer des sanctions économiques, les Etats-Unis possèdent des entreprises pétrolières et économiques autour de l'Iran et ailleurs, et nous les frapperons", a poursuivi Mohsen Rezaï. Si Donald Trump "mène une action (contre nous), notre confrontation sera comme un séisme", a-t-il encore menacé.

Le ministère iranien des Affaires étrangères avait accusé jeudi les Etats-Unis de "terrorisme économique", après que le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a juré que Washington ferait "s'effondrer le régime" iranien avec les nouvelles sanctions.

Scott Bessent doit donner, ce lundi 24 août, une conférence de presse sur la manière dont les Etats-Unis comptent augmenter encore la pression, près de six mois après le début de la guerre, déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l'Iran.

Washington a appelé d'autres gouvernements, notamment Pékin, à participer aux efforts visant à isoler l'économie iranienne. Mais la Chine, partenaire économique stratégique pour l'Iran, a critiqué cette initiative, estimant que les "sanctions et la pression" américaines ne permettraient pas de résoudre le conflit au Moyen-Orient.

Parmi les grands partenaires commerciaux de l'Iran figurent aussi les Émirats arabes unis, qui ont annoncé mardi suspendre jusqu'à nouvel ordre "tous les échanges commerciaux et les transactions financières" avec le pays.